MÉDITATION DU 8 AVRIL 2026
Lecture : Ruth
1.4-7
Les épreuves de Noémi ne sont pas
terminées. Après la perte de son mari, ce sont maintenant ses deux fils qui
décèdent. C’était un drame à l’époque parce qu’une veuve ne pouvait compter que
sur ses enfants pour prendre soin d’elle. Sans eux, elle était condamnée à une
pauvreté extrême. Bien sûr, la loi mosaïque stipulait que les gens devaient en
prendre soin, mais il fallait compter sur leur générosité.
Mais il y a plus, et c’est dans ce que
le texte ne dit pas. En effet, les mariages durèrent 10 ans et aucun des deux
jeunes couples n’a eu aucun enfant. Or, en Israël, ne pas avoir d’enfant était
vu comme une malédiction [Deutéronome 7.14].
Imaginez la fin d’Élimélek, le mari de Noémi. Il meurt en terre
étrangère, et laisse deux fils à son épouse, mais deux fils mariés à des
étrangères, et ses fils meurent à leur tour sans laisser de descendance.
L’importance de la descendance doit être comprise à partir de la promesse faite
à Abraham qui annonçait une descendance aussi nombreuse que les étoiles [Genèse
15.5]. Ne pas avoir d’enfant était vu comme une malédiction de l’alliance.
Le récit fait également ressortir un
paradoxe. Si Élimélek s’est réfugié dans le pays de Moab, c’était en raison de
la famine qui sévissait dans le pays d’Israël. Élimélek voulait vivre. Il ne
voulait pas mourir. Et entraîne sa famille en territoire ennemi et qu’y
trouve-t-il ? La mort.
Privée d’hommes, elle prend les rênes
et se lève en donnant des consignes à ses deux belles-filles.
Elle apprend que la famine avait cessé
et décide de retourner auprès de son peuple en territoire de Juda. Il semble
que cette femme n’avait pas en tête les promesses de l’alliance mais uniquement
la sécurité matérielle. Elle suit les traces de son mari qui avait entraîné sa
famille dans le pays de Moab uniquement pour échapper à la famine.
D’autre part, le texte nous permet
d’apprécier la solidarité des 3 femmes, Noémi et ses 2 belles-filles. Elles ne
s’abandonnent pas mais demeurent plutôt unies dans l’épreuve, jusqu’au moment
où Noémi y va d’une recommandation.
Ceci dit, cette solidarité n’est pas
favorable lorsqu’elle n’incite pas à marcher avec le Seigneur. Dans notre
société, on parle souvent de solidarité sociale qui consiste à donner aux
pauvres, etc. Mais si les personnes n’ont pas Jésus-Christ, cette solidarité ne
sera pas d’un réel secours, c'est-à-dire en ce qui concerne l’éternité. Ce
genre de solidarité vise plutôt à trouver un confort en dehors de Jésus-Christ.
Ces 3 femmes semblent errantes, et tant
qu’on ne suit pas Jésus-Christ, le bon Berger, on est errant, en considérant
que le verbe errer est de même famille que erreur.
Frères et sœurs, nous étions nous aussi
des brebis errantes, mais le Seigneur nous a sauvés non pas pour que nous
continuions à errer, mais pour que nous le suivions.
Père céleste, merci pour Jésus-Christ,
notre bon Berger qui nous guide par son Esprit et par sa Parole. Donne-nous de
demeurer dans ses sentiers. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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