MÉDITATION DU 7 AVRIL 2026
Lecture : Ruth
1.3-4
Élimélek, époux de Noémi, meurt. C’est
un drame pour une famille. En plus de la perte affective et de l’impact sur
l’éducation des enfants, lorsque le pourvoyeur n’est plus, la sécurité est
menacée. Décidemment, les choses ne vont pas bien pour ces Israélites
expatriés.
Ce couple avait deux fils. Après la
mort de leur père, ils épousèrent des filles moabites : Orpa et Ruth. Ces deux
Israélites méprisaient complètement les consignes du Seigneur de ne pas prendre
de femmes parmi les nations païennes [Exode 34.16], d’autant plus que les
Israélites ne pouvaient avoir de communion avec les Moabites [Deutéronome
23.4].
Ces deux mariages ne s’expliquent pas
seulement par l’opportunisme. Il s’agissait d’un poing levé contre l’Éternel et
une désolidarisation envers le peuple juif. Tout ceci nous rappelle que ces
gens sont entraînés par la désobéissance chronique du peuple juif où chacun
faisait ce qui lui semblait bon.
Comment un peuple abandonne-t-il Dieu ?
Seulement parce que des individus, un par un, le font ! Combien d’Églises
ont abandonné Dieu ? Israël maintenait certains rites juifs, lisait encore les
Écritures, comme nous le voyons en Luc 4.16-17, et ce peuple était dans la
désobéissance.
Pour l’Église, c’est la même chose. Si
l’obéissance n’y est pas, l’Église n’en est une que de nom et non de substance.
Lorsque l’Église se laisse attirer par le pain des Moabites, c'est-à-dire par
ce qui paraît avantageux dans le monde, elle finit par avaler leurs pratiques
païennes.
Le récit nous donne aussi de réfléchir
à l’héritage spirituel qu’on laisse à nos enfants. Élimélek a entraîné sa
famille en terre hostile et ses fils ont marié des Moabites.
Le père de famille ne prend jamais des
décisions que pour lui-même. Il représente sa famille, il entraîne les siens
dans ses décisions. Lorsque des parents chrétiens acceptent que leurs enfants
fréquentent des amis non recommandables, ou qu’ils écoutent des films pleins
d’immoralité, ou qu’ils s’engagent dans des activités qui prennent la place de
Dieu, en particulier le dimanche avant-midi, les parents leur envoient le
message que ce que Dieu demande est facultatif, ou capricieux, ou injustifié,
et que nous, les humains, avons bien le droit de laisser de côté ce que le
Seigneur demande pour agir à notre guise.
Nos enfants nous sont confiés non pas
pour que nous les laissions faire ce qu’ils aiment mais pour que nous les
conduisions à Jésus-Christ.
Frères et sœurs, l’égarement se trouve
sur la voie des compromis. Soyons consacrés au Seigneur, recherchons les choses
d’en-haut et non ce qui est sur la terre [Colossiens 3.1-2].
Peu importe que nous ayons des enfants
ou non, qu’ils soient petits ou grands, nous sommes tous concernés par cela.
Prions pour les parents de jeunes enfants. Aidons-les, encourageons-les.
Bon Père céleste, donne-nous de
rechercher la justice et le royaume, sachant que tu nous donneras tout ce dont
nous avons besoin. Nous voulons te confier les parents qui ont encore des
enfants à la maison. Dirige-les dans tes voies, et que ces enfants puissent
venir à Jésus-Christ. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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