​MÉDITATION DU 26 FÉVRIER 2026

26 FÉVRIER 2026

 

Lecture : Galates
5.14-23, partie 2

 

Selon certains, Paul enseignerait deux
commandements au verset 14 : celui d’aimer son prochain et celui de s’aimer
soi-même. En fait, Jésus le présente comme un seul commandement [Matthieu
22.39] qui dicte que nous devons aimer notre prochain de la même manière dont
nous nous aimons déjà nous-mêmes.

 

Il est courant d’entendre des clichés
comme « il faut s’aimer soi-même » ou encore « il faut s’aimer
soi-même avant d’apprendre à aimer les autres ». En vérité, ces clichés
sont des mensonges. L’être humain est foncièrement égoïste. Il s’aime déjà
par-dessus tout [Éphésiens 5.29].

 

Paul expose une réalité de l’homme. Sa
chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit. Ils ne sont pas simplement
différents. Ils sont opposés. Ça signifie que notre chair désire ce qui est
contraire à Dieu. Ceci explique pourquoi un inconverti est incapable de croire
en Dieu. Il ne le veut même pas. Sa chair ne voudra jamais se repentir ni aller
à Jésus-Christ.

 

C’est pourquoi Jésus affirme que
personne ne peut aller à lui à moins que le Père ne l’attire au Fils [Jean
6.44]. Dans ce verset, le verbe attirer a un sens très fort et partout où il
est utilisé dans le Nouveau Testament, il est synonyme de tirer [cf. Darby] et
indique une action souveraine et unilatérale. Ce verbe décrit l’action de
Pierre qui tire son épée de son fourreau [Jean 18.10], celle des disciples qui
tirent les filets sur le rivage [Jean 21.6], de même que celle de ceux qui ont
traîné Paul et Silas sur la place publique [Actes 16.19].

 

Ensuite, Paul énumère une liste non
exhaustive [notez « et les choses semblables, v. 21] d’œuvres de la chair
[Galates 5.19-21]. Celles-ci vont contre la loi de Dieu et ne font qu’affecter
l’Église dans son ensemble.

 

Puis, Paul énumère LE fruit de
l’Esprit. Comme nous l’avons vu dans la méditation précédente, le verset peut
très bien être traduit ainsi : « Mais le fruit de l’Esprit est
l’amour : joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur,
maîtrise de soi ». Les deux points qui introduisent l’énumération auraient
le sens de c'est-à-dire.

 

Si Paul présente plusieurs œuvres de la
chair, il parle d’un seul fruit de l’Esprit. La raison est qu’il est impossible
d’avoir un aspect du fruit sans avoir les autres aspects.

 

En lisant le verset 22, j’ai remarqué
qu’il contient tout ce que les hommes souhaitent vraiment. Les hommes veulent
être heureux, ils veulent la joie, la paix, etc. Quel malheur de voir les
hommes rechercher le bonheur partout sauf là où il se trouve vraiment,
c'est-à-dire dans la marche par le St-Esprit. Et quel privilège pour nous,
chrétiens, d’avoir été attirés, tirés à Jésus-Christ.

 

Bon Père céleste, nous te louons pour
ces vertus, pour ce fruit de l’Esprit que tu fais croître en chacun de tes
enfants. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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