MÉDITATION DU 20 MARS 2025
Lecture :
Apocalypse 5.9-10
Nous avons ici le second cantique du livre de l’Apocalypse, le
premier se trouvant en Apocalypse 4.11. Celui-ci est qualifié de nouveau. Un
cantique nouveau ne signifie que sa composition soit récente. En fait, un
cantique est nouveau parce qu’il y a de nouvelles raisons de célébrer le
Seigneur.
Le contenu du cantique nous éclaire. La nouveauté ici est le fait
qu’il y a maintenant quelqu’un digne d’ouvrir le livre de sept sceaux. Jésus-Christ
est digne, lui l’Agneau immolé élevé à la royauté. Il y a de quoi célébrer.
Ce cantique doit être relié au premier, en Apocalypse 4.11. Ce
premier cantique proclamait la dignité du Seigneur en lien avec sa création. Le
second cantique s’intéresse à la nouvelle création. Or, la nouvelle création
implique les chrétiens, eux qui sont devenus de nouvelles créatures [2
Corinthiens 5.17].
Le verset 9 souligne la dignité de Jésus-Christ en lien avec le
rachat de son peuple issu de toutes les nations.
Dans les deux méditations précédentes, nous avions vu la question
de l’immolation. Le mot ne signifie pas une simple mort. Il s’agit d’une mort
violente. Jésus a été sacrifié. Chez les Romains, la crucifixion ne visait pas
que le décès de l’individu. Elle s’assurait d’abord que ce dernier subisse les
pires atrocités dans une agonie barbare, longue et cruelle.
Le but des hommes était de se débarrasser, par une mesure
dissuasive pour les autres, de Jésus qui avait bouleversé la nation avec l’évangile.
Mais le but de Dieu dans la croix était tout autre. C’était pour racheter son
peuple que Dieu avait envoyé son Fils.
Le rachat indique que nous étions esclaves et, comme ça se
faisait dans l’Antiquité et le Moyen Âge, le propriétaire pouvait vendre son
esclave à un nouveau maître. Celui-ci rachetait l’esclave. C'est-à-dire qu’il
en devenait le nouveau maître.
En Israël, une personne devenait esclave en raison d’une dette qu’elle
ne pouvait rembourser [Exode 22.1-2]. Nous étions aux prises avec la dette de
notre péché. Jésus nous a rachetés, c'est-à-dire qu’il a payé notre dette afin
de nous libérer.
Le rachat indique une acquisition [1 Corinthiens 6.20]. Nous
sommes un peuple acquis [Psaume 74.2 ; 1 Pierre 2.9]. Nous n’avons pas été
libérés pour votre à notre guise mais pour honorer et servir notre nouveau
Maître.
Ce rachat concerne des gens de toute tribu, de toute langue, de
tout peuple et de toute nation. Le peuple que le Seigneur a racheté n’est pas
composé de Juifs seulement mais de gens de toute origine.
Ce peuple élu, Dieu en fait un royaume de sacrificateurs. C'est-à-dire
que, pour l’éternité, nous allons consacrer entièrement et parfaitement au
Seigneur d’abord nous-mêmes, mais aussi tout ce que le Seigneur nous confiera. Et
dans ce royaume, nous allons régner avec le Christ.
Frères et sœurs, les promesses de Dieu sont tellement glorieuses.
Si nous sommes fatigués, découragés, levons les yeux vers ce que nous sommes en
Jésus-Christ et contemplons par la foi les promesses qui sont déjà nôtres.
Seigneur Dieu, merci de nous avoir choisis, nous tes enfants,
pour faire partie de ton royaume. Donne-nous de vivre dès maintenant les
valeurs du royaume et de rechercher la gloire de notre divin Roi. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
