MÉDITATION DU 31 JUILLET 2022
31 JUILLET 2022
Lecture : 1 Pierre
4.1-2
Le « ainsi
donc » du début du verset 1 signifie « en conséquence ». Pierre
avait déjà adressée cette exhortation auparavant [1 Pierre 2.21]. Mais cette
fois, il lie cette exhortation au baptême et à la royauté du Christ [1 Pierre
3.21]. Lors de notre baptême, nous avons exprimé notre engagement à renoncer à
nous-mêmes et à vivre pour Jésus-Christ, lui qui règne dans les cieux.
L’expression « Christ
a souffert dans la chair » rappelle que le Fils de Dieu a dû se faire
homme pour devenir le Serviteur souffrant qu’Ésaïe présente au chapitre 53 de
son livre. La souffrance en question n’est pas un simple malaise. C’est l’horrible
souffrance jusqu’à la mort dont il est question.
Et là arrive le
défi pour le chrétien : « vous aussi armez-vous de la même pensée ».
L’expression est forte. C’est de la pensée du Christ que le chrétien doit s’armer,
s’équiper. Bénétreau souligne que la traduction « pensée » est trop
faible. Il s’agit de la perception, la compréhension que le Christ avait de
toute sa mission, qui comportait les terribles souffrances, dont il est
question ici. Bénétreau ajoute que « “s'armer” d'une telle conception
signifie l'adopter résolument, s'en emparer comme d'un point de vue qui n'a
rien d'évident et de naturel ».
Frères et sœurs,
on parle de la Passion du Christ. Mais réalisons-nous que la Passion du Christ devient
la passion des chrétiens ? Pierre établit le parallèle entre les
souffrances du Christ dans la chair et notre vie terrestre dans la chair. Nous
devons avoir le même point de vue que le Christ dans nos vies. Autant il
considérait sa propre vie comme un sacrifice à offrir à son Père, autant nous
devons considérer nos propres vies comme des sacrifices à offrir à Dieu en
raison de notre union au Christ.
Pierre précise « afin
de vivre, non plus selon les désirs humains, mais selon la volonté de Dieu
pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair ». Quand on est dans
la souffrance, on souhaite qu’elle s’achève le plus rapidement possible. Et
parfois, on prend tous les moyens pour ne plus souffrir. Dans certains cas, c’est
légitime [1 Corinthiens 7.21].
Cependant, nous ne
devons jamais penser que notre vie ici-bas doit se passer sans souffrance.
Pierre précise que nous ne devons plus vivre selon les désirs humains. C’est
donc que nos ambitions, nos goûts, nos caprices, nos rêves, notre confort, nos
loisirs, tout cela ne doit jamais être au centre de nos vies ni les choses à
rechercher [Luc 12.29-30].
Notre appartenance
au Seigneur doit nous amener à rechercher les choses d’en-haut [Colossiens 3.1]
et ne pas fuir les souffrances inhérentes à la marche chrétienne, ceci, durant
tout le temps qui nous reste à vivre dans la chair.
Frères et sœurs,
les souffrances qui découlent de notre marche chrétienne sont glorieuses. C’est
avec Dieu, c’est en son Fils et pour lui que nous souffrons.
Père éternel,
donne-nous de renoncer à nous-mêmes et à vivre pleinement pour toi, considérant
que nous ne sommes que des pèlerins de passage ici-bas. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
