MÉDITATION DU 2 NOVEMBRE 2021

Lecture : Deutéronome 9.7-10 

Ces versets ouvrent une section qui rappelle la confection du veau d’or [Exode 32.]. Le Seigneur demande au peuple de se souvenir de comment il a irrité l’Éternel. L’emphase est sur le comment. 

Dans une chute, il est bon de faire l’analyse afin de comprendre et d’éviter de commettre les mêmes fautes. 

L’impatience. Moïse tarda à redescendre de la montagne sainte et le peuple ne voulut plus attendre. Le peuple trouvait que ça prenait trop de temps à son goût. Il a décidé de prendre les choses en main.  

Savoir attendre après Dieu est une vertu, c’est la patience. L’impatience consiste à ne pas accepter le temps de Dieu et conduit à diriger sans Dieu. L’impatience équivaut à accuser Dieu de laxisme. 

La démocratie. Mais il y a plus. Le Seigneur avait désigné un dirigeant pour le peuple, et c’était Moïse. Le peuple a plutôt décidé… de décider. C’est-à-dire que le peuple a prétendu pouvoir se choisir un autre dirigeant. Jamais le Seigneur n’a démocratisé le choix d’un dirigeant. Que ce soit les conducteurs Moïse et Josué, que ce soit les juges durant la période entre la fin de la vie de Josué et le début de la royauté, que ce soit les rois, que ce soit les apôtres ou les anciens [appelés aussi pasteurs, dirigeants, évêques, enseignants]. C’est toujours le Seigneur qui les désigne directement ou encore les dirigeants en fonction qui en désignent d’autres. 

Les Écritures présentent peu de situations où c’est le peuple qui décida. Dans chaque cas, ça n’avait pas été prescrit par Dieu. Et à chaque fois, ce fut la catastrophe. En plus de l’exemple de notre texte, il y a eu le choix de Saül [1 Samuel 8.4-8] et la préférence pour Barrabas au lieu de Jésus-Christ [Matthieu 27.17-26]. 

James Montgomery Boice, le célèbre théologien, a écrit que c’est rendu que l’autorité dans les Églises n’est plus assumée par les dirigeants mais par 50% + 1 des membres. Certains diront que c’est pour protéger les Églises des abus de pouvoir de certains pasteurs. Et bien que certains pasteurs aient abusé de leur autorité, la solution ne réside jamais dans une alternative que Dieu n’a pas prescrite.  

La démocratie ne protège en rien. Les preuves bibliques sont accablantes. Le peuple a désigné Aaron et les résultats furent abominables. Il a voulu plaire au peuple en concevant un dieu avec des richesses qui auraient dû être consacrées au Seigneur qui l’avait délivré [Exode 25.3]. Aaron aurait tout simplement dû refuser la requête du peuple. 

Le principe vaut dans l’Église. La direction de l’Esprit et le sacerdoce universel ne changent rien à cette vérité. Le Seigneur n’a pas plus instauré de démocratie pour désigner les dirigeants, c’est-à-dire les anciens. 

L’œuvre de Dieu ne peut se faire que par les moyens de Dieu dans les modalités de Dieu. Tout écart révèle une prétention et conduit à la faillite. Soyons de ceux qui appliquent humblement les prescriptions de l’Éternel, sans nous en détourner ni à gauche, ni à droite. 

Père, rends-nous dociles, donne-nous d’être patients sachant que tu contrôles parfaitement tout à merveille. Amen ! 

Daniel Durand

pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

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