MÉDITATION DU 13 OCTOBRE 2022

13 OCTOBRE 2022

 

Lecture : 2 Jean
1.12-13

 

Jean termine sa
deuxième épître par une note plus personnelle qui ressemble beaucoup à la fin
de la troisième épître. Jean mentionne le papier et l’encre. Le papier [le mot
grec est à l’origine des mots carte, carton et charte] était en fait un papyrus
fait à partir de jonc.

 

Le processus de
fabrication était très long et coûteux puisque tout se faisait à la main, ce
qui faisait du papyrus un produit inabordable pour la plupart des gens. Les
feuilles de papyrus étaient jointes les unes aux autres et formaient un rouleau
dont certains pouvaient atteindre 40 mètres de longueur [Nouveau Dictionnaire
Biblique d’Emmaüs].

 

L’encre était “faite
habituellement de suie et d'eau liées avec de la gomme” » [Alford cité par
John Stott]. Alors que ces produits sont industrialisés de nos jours, à l’époque,
tout était artisanal. Ceci nous permet d’apprécier le travail qui était fait
dans des conditions difficiles et l’investissement nécessaire pour que la
Parole de Dieu soit communiquée par écrit.

 

Jean précise qu’il
n’a pas tout dit dans son épître. Il aurait eu tellement plus à écrire. La
sagesse demande parfois de doser le message. Jean tenait à dire certaines
choses face à face. Nous touchons ici à un point important. Il y a des choses
qui ne se disent idéalement que face à face. La décision de Jean d’attendre
cette rencontre nous enseigne que l’ouvrier doit rencontrer les gens. Il ne
peut tout faire de son bureau. Il doit faire l’effort de se déplacer, surtout
pour parler de certaines situations. Je pense à des exhortations délicates ou
au besoin de paroles de consolation lors d’épreuves pénibles.

 

Il me semble que,
de nos jours, la tendance de plusieurs pasteurs soit de diriger le troupeau
comme un tout mais en négligeant la proximité à chaque brebis. Or, un berger, s’il
doit diriger le troupeau comme un ensemble, doit aussi rencontrer chaque brebis
une à une. Alors qu’une aura besoin d’être réconfortée, l’autre aura besoin de
soins pastoraux, et l’autre de nourriture, et l’autre d’être ramenée. Les
besoins de chacune diffèrent et le berger doit veiller sur chacune d’entre
elles. Le pasteur doit faire de même pour les brebis qui lui sont confiées.
Notre Seigneur Jésus-Christ est le Berger parfait sur lequel les pasteurs
doivent se modeler. Il dirige son Église et prend soin personnellement de
chacune de ses brebis. Merci Seigneur pour tes tendres soins.

 

Jean voulait une
rencontre non seulement pour parler de certaines choses, mais surtout pour
vivre la communion avec les frères et sœurs, « afin que notre joie soit
complète », leur écrit-il. Quand les chrétiens se rencontrent, ils
devraient avoir cette attente, ce profond désir de goûter à la communion
fraternelle. « Voici qu’il est bon, qu’il est agréable pour des frères
d’habiter unis ensemble ! » [Psaume 133.1].

 

Bon Père céleste,
merci pour les liens fraternels qui nous unissent. Puissions-nous les chérir. Et
merci de nous avons donné ton Fils comme Berger qui a donné sa vie pour ses
brebis. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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