MÉDITATION DU 1 NOVEMBRE 2021

Lecture : Deutéronome 9.1-6 

Le peuple devra traverser le fleuve du Jourdain pour accéder en terre promise. Cette traversée a une similitude avec celle de la mer Rouge sous Moïse. Dans les deux situations, le Seigneur a ouvert les eaux afin de permettre au peuple de passer à sec [Exode 14.21-22 ; Josué 3.15-16]. La première marquait le début su séjour au désert, la seconde signifiait la fin de ce séjour. 

Par contre, alors que la traversée de la mer Rouge visait à fuir le pays d’Égypte, la traversée du Jourdain était dans le but de rejoindre d’autres nations ennemies afin de les déposséder de leur territoire.      

Le peuple est mis face à la réalité. Les ennemis sont plus puissants, les villes sont fortifiées [Deutéronome 9.1-2]. Ces points rendaient la situation très défavorable au peuple de Dieu. Ceci dit, nous ne devons pas penser qu’il y a la circonstance et qu’il y a Dieu parce que Dieu fait partie de la circonstance. 

Le Seigneur promet de marcher avec son peuple comme un feu dévorant [Deutéronome 9.3]. C’est-à-dire que le Seigneur sera un guerrier en faveur de son peuple. C’est le feu du jugement contre les ennemis [Deutéronome 9.3-4]. 

Remarquez que lorsque le Seigneur humilie son peuple, c’est pour sa sanctification [Deutéronome 8.2-3, 16], mais lorsqu’il humilie ses ennemis, c’est pour les faire périr [Deutéronome 9.3]. Tous les hommes seront éventuellement humiliés, c’est-à-dire qu’ils devront reconnaître qu’ils ne sont que poussière [humilier tire son origine de la poussière de la terre et a la même racine que humus]. 

Le peuple devra affronter les fils d’Anaq, ces géants que les Israélites craignaient [Nombres 13.28, 33]. La crainte des Israélites devait faire place à la foi en Dieu [Deutéronome 9.3]. Le Seigneur leur promet même la victoire sur ces ennemis redoutables.Le rappel de l’expérience précédente a pour but de souligner à nouveau qu’avec l’Éternel au milieu d’eux, ils ne doivent pas avoir peur. 

L’orgueil guette toujours l’homme. L’Éternel met en garde son peuple de se vanter de cette victoire en pensant que ce serait en raison de sa supériorité morale que le Seigneur accorda la victoire au peuple juif sur les nations ennemies [Deutéronome 9.4-6]. Le Seigneur rappelle qu’Israël est un peuple au cou raide, c’est-à-dire qui ne s’incline pas, qui ne s’humilie pas. Une autre possibilité est que l’image du cou raide ait été empruntée à celle relative à un animal de ferme rebelle. Donc, l’orgueil et l’insoumission sont présents. 

La dépossession du pays des mains des Cananéens pour le donner aux Israélites annonce que les réprouvés vont tout perdre. Ils n’auront aucun héritage. Ils perdront même ce qu’ils ont présentement [Matthieu 13.12]. À l’inverse, les membres du peuple de Dieu, c’est-à-dire tous les chrétiens de tous les temps, recevront tout l’héritage, toutes les promesses de l’alliance.  

Père céleste, merci de nous avoir humiliés pour que nous nous tournions vers ton Fils. Garde-nous d’être orgueilleux. Nous confessons que tout est de toi, par toi et pour toi. Amen ! 

Daniel Durand

pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

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