​MÉDITATION DU 28 MAI 2026

28 MAI 2026

 

Lecture : Joël
1.8-13

 

Joël exhorte le peuple à exprimer au
Seigneur sa douleur. « Plains-toi ». Le prophète n’encourage pas ses
compatriotes à cacher, à taire leur souffrance ni de faire semblant que tout va
bien. Tenter d’étouffer nos blessures, nos déceptions et nos combats spirituels
n’est pas une bonne chose.

 

Dieu désire que nous venions à lui avec
un cœur vrai. Même Jésus, dans le jardin de Gethsémané, a reconnu sa profonde
tristesse et son angoisse [Matthieu 26.37-38]. Jésus a confessé à son Père la
difficulté du défi de la croix [Matthieu 26.39 ; cf. Hébreux 5.7].

 

Le peuple a perdu l’abondance de la
terre alors que c’était une promesse de l’alliance [Deutéronome 28.15-68]. La
raison est que le peuple avait abandonné l’Éternel en se détournant de sa loi.
Ceci nous montre, frères et sœurs, qu’un homme ne peut vouloir à la fois le
péché et les bénédictions.

 

La sécheresse extérieure révèle souvent
une sécheresse intérieure. Le Seigneur peut nous priver du confort que nous
avons acquis pour nous amener à rentrer en nous-mêmes et à réfléchir sur notre
vie. La pédagogie de la souffrance est la plus efficace [cf. Jacques 1.2-4 ; 1
Pierre 5.10]. Le chrétien doit se rappeler que le châtiment de Dieu est une
preuve de son amour [Hébreux 12.7-10].

 

Une vie peut sembler stable
extérieurement, mais être spirituellement desséchée. On peut continuer les
habitudes religieuses tout en perdant l’intimité avec Dieu. Ne nous réfugions derrière
la façade.

 

La sécheresse spirituelle se manifeste
souvent par une perte de joie dans la présence de Dieu. La prière devient
mécanique, la Parole ne touche plus le cœur, et le service devient une
obligation plutôt qu’un privilège.

 

Ce passage nous rappelle que Dieu
révèle la maladie afin d’apporter la guérison. Le Seigneur ne montre jamais
notre pauvreté spirituelle pour nous condamner définitivement, mais pour nous
attirer à Lui. Il désire restaurer ce qui a été détruit.

 

Si nous souffrons parce que nous nous
sommes éloignés du Seigneur, la solution n’est pas de s’engourdir dans les
loisirs et des « cache-âmes » mais de revenir à Dieu dans une
démarche de repentance et de consécration.

 

Joël affirme que « la gaité est
tarie » [v. 12]. C’est déjà un indice que quelque chose ne va pas. La
solution n’est pas de tenter de se convaincre que tout va bien mais plutôt
d’amener cette situation devant le Seigneur et de faire cette prière de
David : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi,
et connais mes préoccupations ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et
conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » [Psaume 139.23-24].

 

Seigneur Dieu, pardonne mon
éloignement. Redonne-moi la joie de mon salut. Je confesse que, parfois, je
cherche ma joie ailleurs qu’en toi, mais je constate que ce ne sont que des
citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau [Jérémie 2.13].

 

Je veux revenir à toi, me reconsacrer,
abandonner les plaisirs du monde pour vivre ta vie, cette vie abondante que
Jésus-Christ nous a procurée. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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