MÉDITATION DU 6 AVRIL 2026
Durant mes vacances, il me fait plaisir de republier les
méditations sur le livre de Ruth.
Lecture : Ruth 1.1-2
Dès l’ouverture du livre, l’auteur, qui
nous est inconnu, situe l’histoire à la période des Juges. Nous avons vu que
cette période fut caractérisée par le péché chronique du peuple de Dieu, chacun
faisant ce qui lui semblait bon parce qu’il n’y avait pas de roi en Israël
[Juges 17.6 ; 21.25].
Ruth se démarque. Cette femme, une non
Juive par surcroît, va faire preuve de courage, de soumission et de foi au Dieu
d’Israël. Alors que le livre des Juges fait le pont avec celui de Josué [Juges
2.7-12] pour démontrer son égarement en l’absence de conducteur, le livre de
Ruth fait le pont avec celui des Juges pour montrer que le Seigneur suscite des
vrais croyants, parfois très peu, un faible reste, et même des non Juifs.
Par conséquent, l’histoire de Ruth se
situe en plein dans l’époque des Juges, avec tout ce que nous avons vu dans les
méditations récentes. Le livre de Ruth prépare la venue d’un roi [Ruth
4.14-17], ce qui a fait terriblement défaut à Israël [Juges 17.6 ;
18.1 ; 19.1 ; 21.5].
Le pays où devaient couler le lait et
le miel [Lévitique 20.24] est en sécheresse. Un Juif quitte alors le pays avec
sa femme et ses deux fils. Il y a un paradoxe puisque cette famille était de
Bethléem dont la signification est « maison du pain ». Chez les
Juifs, une famine était considérée comme un jugement de Dieu [Deutéronome
28.15, 17-18, 22-24, 33, 38-40].
La famine, la sécheresse, le désert
étaient représentatifs de la condition spirituelle du peuple juif. Le livre des
Juges nous permet d’assister à l’égarement chronique des Israélites qui se
tournaient vers les divinités Baals. Or, ces divinités étaient associées à la
fertilité du sol. La sécheresse était aussi un jugement contre ces divinités,
ces démons.
Élimélek, le mari de Noémi, fait
séjourner sa famille chez les Moabites, les descendants d’une des filles de
Loth [Genèse 19.37]. C’est déjà une erreur parce qu’il n’a jamais consulté le
Seigneur. De plus, les Moabites étaient une nation ennemie d’Israël [Juges
3.12-14].
Ce texte nous donne de nous poser la
question. Lorsque les choses ne vont pas très bien, lorsque les circonstances
semblent défavorables, vers qui trouvons-nous notre refuge ? Dans le monde ou
en Dieu ?
Trouver son refuge en Dieu n’est pas
qu’une simple pensée. Il s’agit de persévérer dans les choses de Dieu, dans ce
qui définit la vie chrétienne, ce qui inclut une vie de prière soutenue,
l’appartenance à une Église locale et la méditation quotidienne de la Parole de
Dieu. De plus, la foi accepte des temps d’attente. Avoir la foi c’est aussi
apprendre à attendre après Dieu.
Si vous traversez un temps de
sécheresse, n’abandonnez pas la route en vous réfugiant dans le monde.
Persévérez dans les choses de Dieu qui récompense en son temps ceux qui se
confient en lui.
Seigneur Dieu, donne-nous la
persévérance. Nous sommes fragiles, mais toi, tu es immuable. Nous te louons
parce que c’est toi qui nous gardes. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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