MÉDITATION DU 24 FÉVRIER 2026
Lecture : Galates 5.13-14
Le thème de la liberté a été évoqué en
lien avec Sara, l’épouse d’Abraham, alors qu’Agar était esclave, et elle
représentait la nation juive sous l’esclavage de la loi [Galates 4.25].
Les chrétiens ont été libérés de cet
esclavage. Le danger serait de conclure que cette liberté peut servir de
licence au péché [cf. Galates 5.19-21]. Celui qui raisonne ainsi n’a pas
compris ni le salut ni le principe de conversion.
La conversion est indissociable de la
repentance, et la repentance consiste à reconnaître, regretter et rejeter son
péché. Or, le péché est la transgression de la loi de Dieu [1 Jean 3.4]. Par
conséquent, il est impossible de rejeter le péché sans revenir à la loi de
Dieu. Mais comment Paul peut-il dire que le chrétien n’est plus sous la loi
tout en disant que le chrétien ne doit plus pécher ? La réponse est dans
le fait que Paul réfère à la loi mais pour désigner des notions différentes
[cf. Galates 4.21].
1. Quand Paul dit que le chrétien n’est
plus sous la loi, il ne rejette pas la loi pour autant. Il indique que le
chrétien n’est plus sous le régime de la loi selon lequel l’homme est béni ou
maudit selon qu’il a obéi ou non à la loi de Dieu.
2. Paul fait une distinction entre la
loi morale de Dieu et la loi comme système rituel et sacrificiel. La loi
morale, dont le cœur est les dix commandements, demeure. Tout ce qui était
sacrificiel et rituel est tombé parce que Jésus l’a accompli. Ces choses
étaient temporaires parce que leur but était d’annoncer le Christ. Nous voyons
cette distinction clairement chez Paul [1 Corinthiens 7.19]. La circoncision
était une loi rituelle qui n’a plus d’importance. Mais ce qui compte est
l’observance des commandements. Paul établit clairement ici deux catégories de
la loi.
C’est ainsi que le chrétien n’est plus
sous la loi, mais parce qu’il ne prendra pas sa liberté chrétienne pour pécher,
il va chercher à appliquer la loi morale de Dieu. Il n’a pas à appliquer les
ombres et les préfigurations présentes dans le judaïsme.
La conversion inclut la prise de
conscience de notre incompétence pour diriger nos vies. Avant notre conversion,
nous étions tous comme des brebis errantes où chacun suivait sa propre voie
[Ésaïe 53.6 ; 1 Pierre 2.25]. Du fait que nous sommes convertis, nous
avons été incorporés au sein du peuple de Dieu et sommes membres de sa
bergerie. Maintenant, nous suivons notre Berger. Et c’est par l’obéissance au
Seigneur que nous pouvons le suivre.
Paul affirme que toute la loi est
accomplie par cette seule parole : « Tu aimeras ton prochain comme
toi-même. » [Galates 5.14 ; cf. Matthieu 22.37-40 ; Romains
13.8 ; Jacques 2.8]. Certains concluent à tort que l’amour remplace la
loi, c'est-à-dire les dix commandements. Jamais le Nouveau Testament ne va dans
ce sens. L’amour ne remplace pas la loi, mais il l’accomplit. L’amour RÉSUME la
loi [Romains 13.9].
En effet, celui qui aime vraiment son
prochain va chercher son bien. Par conséquent, il ne le volera pas, il ne
portera pas de faux témoignage contre lui, il ne le tuera pas, etc. [Romains
13.10]. C’est ainsi que l’amour accomplit la loi morale de Dieu.
Père céleste, merci pour tes
instructions, merci de nous montrer tes voies et de nous donner d’y marcher à
l’exemple de ton Fils. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
