MÉDITATION DU 16 FÉVRIER 2023

16 FÉVRIER 2023

 

Lecture : Juges
21.1-7

 

Les Israélites
avaient fait un serment à l’Éternel. Précisons qu’un serment est une promesse
solennelle faite aux hommes devant Dieu alors qu’un vœu est une promesse
solennelle faite à Dieu [Samuel Waldron, cf. Nombres 30.2]. N. Scott Amos
affirme que le serment que les Israélites ont fait l’a été sans trop réfléchir.

 

De plus, cet
engagement solennel a été fait avant la victoire des Israélites sur les
Benjaminites puisque les Israélites s’attendaient à ce qu’il reste des hommes
parmi les Benjaminites alors que les versets suivants montrent qu’ils craignaient
que la victoire ait définitivement exterminé cette tribu.

 

Ce serment consistait
à ne pas marier leurs filles à des hommes benjaminites, c'est-à-dire de la
tribu apostate.

 

Les réjouissances
dues à la victoire écrasante des Israélites sur les Benjaminites fait place aux
pleurs. La raison est que cette victoire fut telle qu’elle avait peut-être
exterminé à jamais la tribu de Benjamin. Il restait bien quelques hommes [Juges
20.47], mais l’incertitude portait sur les femmes.

 

S’ils n’avaient
par fait ce serment de ne pas donner leurs filles en mariage à des
Benjaminites, ils auraient pu relever cette tribu en donnant de leurs filles
aux hommes de Benjamin qui restaient. Mais là, ils sont pris avec ce serment et
le Seigneur demande de respecter les serments qui sont prononcés [Nombres
30.3].

 

Les Israélites
sont pris dans le paradoxe qu’ils ont eux-mêmes créé. En refusant leurs filles
aux Benjaminites, ils considéraient ces derniers comme des païens [Exode
34.16 ; Deutéronome 7.3]. Mais lorsqu’ils réalisèrent que cette tribu
risquait d’être exterminée, là ils les considérèrent comme des frères. Leurs
pensées étaient des plus confuses.

 

Là où les
Israélites furent répréhensibles, c’est dans le carnage qu’ils ont infligé aux
Benjaminites. C’était excessif [Stephen Dray]. Ils auraient dû se contenter de
la victoire sans annihiler pratiquement toute la tribu.

 

Tout ceci nous
montre que les Israélites ont agi sans réfléchir. Ils étaient empêtrés dans
leurs décisions et leurs actions improvisées. Autant pour le serment que pour
le carnage. Et là, ils sont pris avec leurs actions.

 

« Ainsi, que
tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère. » [Jacques
1.19].

 

La précipitation
dans les décisions et les engagements n’a rien de prometteur. Soyons sages et
prenons le temps de peser les choses à la lumière des Écritures. La sagesse demande
le temps de réflexion devant le Seigneur.

 

Bon Père céleste,
accorde-nous la sagesse en toute situation. Donne-nous cette sage habitude de
toujours prendre le temps de considérer nos voies et ta volonté révélée dans ta
Parole avant d’agir. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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