​MÉDITATION DU 2 OCTOBRE 2025

2 OCTOBRE 2025

 

Lecture : Deutéronome 27.9-26

 

Les Israélites se font rappeler qu’ils
forment le peuple de Dieu. Et Moïse, accompagné des sacrificateurs-Lévites,
demande au peuple de faire silence pour écouter.

 

Le membre du peuple de Dieu ne peut se
contenter du statut. Il y a une manière de vivre rattachée au statut. Et ça
débute par l’écoute. La conjonction de faire silence et de l’écoute est très
instructive. La vraie écoute ne peut se faire qu’en faisant silence. Il nous
arrive peut-être d’écouter des personnes, mais en apparence. Si, pendant que
l’autre parle, je me dis des choses dans ma tête en préparant déjà ma réponse,
je ne suis pas en train d’écouter réellement. Je dois faire silence pour bien
écouter. Lorsque j’écoute la Parole de Dieu, je dois faire silence en moi et
faire taire mes pensées qui interviennent.

 

Le Seigneur demande que son peuple
mette en pratique ses commandements. Dans tout le livre du Deutéronome, qui
fait 34 chapitres, le verbe écouter revient à 82 reprises, le verbe obéir à 23
reprises. Et l’injonction de mettre en pratique la loi de Dieu revient à 38
reprises. Une telle insistance révèle l’importance.

 

La mise en pratique doit être
l’expression de la foi qui écarte tout légalisme. Alors que l’approche
pharisaïque est de prendre la loi pour performer et se montrer juste [Luc
18.11-12], la pensée chrétienne est de prendre la loi comme guide en confessant
que je suis incompétent pour diriger ma vie. De plus, la motivation sera de
plaire au Seigneur.

 

La fin du chapitre prépare le suivant
sur les malédictions de l’ancienne alliance. Dieu est celui qui bénit ses
enfants et qui maudit les réprouvés. C’est soit l’un, soit l’autre.

 

Le Seigneur avait dit à Abraham :
« Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te
maudiront » [Genèse 12.3]. Est-ce que Dieu a changé ses critères de
bénédiction et de malédiction ? Certes pas. Bénir Abraham ne consiste pas
à bénir le personnage mais à endosser, à adopter toute l’alliance que Dieu a
faite avec lui. Cette alliance demandait la foi [Genèse 15.6]. Et la foi
implique l’obéissance [Genèse 26.5].

 

Frères et sœurs, si notre foi n’engage
pas notre obéissance, notre foi n’est pas celle que Dieu donne. C’est une foi
morte. Si je justifie ma désobéissance en me disant que ma foi me dégage de la
loi de Dieu, je me leurre. La foi n’est possible que par un nouveau cœur, une
intériorité régénérée, docile, soumise et désireuse de plaire à notre Père
céleste.

 

Seigneur Dieu, que nos cœurs te soient
entiers, que notre soumission reflète la mort de notre vieil homme et notre
désir de te plaire. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

Chaîne YouTube :

https://www.youtube.com/channel/UCrO25AbIgFO-RFzdpicwQGA

 

Site internet :

https://erbdrville.com/

 

Page Facebook :

https://www.facebook.com/ERBDRVILLE

 


Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

Publications similaires