MÉDITATION DU 17 OCTOBRE 2022

17 OCTOBRE 2022

 

Lecture : 3 Jean
1.11-14

 

Malgré toutes les
qualités que Jean reconnaît chez Gaïus, le danger que ce dernier soit influencé
par Diotrèphe était réel. En fait, personne ne devrait se considérer comme
invincible et à l’abri des mauvaises influences. Tous les chrétiens, incluant
les pasteurs, doivent reconnaître leur vulnérabilité et demeurer vigilants. L’exhortation
est donc d’imiter le bien et non le mal. C’est une bénédiction d’avoir des
frères et sœurs qui sont des modèles de consécration. Nous avons besoin de tels
modèles afin de pouvoir les imiter [cf. 1 Corinthiens 11.1 ; Hébreux 6.12 ;
13.7].

 

Nous devons savoir
que tous les hommes sont des imitateurs. Même ceux qui recherchent la
marginalité la plus forte, se vantant d’être sans aucune influence, ne font qu’imiter
les autres qui ont fait la même chose.

 

Jean affirme que
celui qui fait le bien est de Dieu. La formulation toute johannique est
synonyme d’être engendré de Dieu et nous ramène à la nouvelle naissance et au
fait d’être enfants de Dieu. Celui qui est de Dieu fait le bien. Évidemment, le
mal est encore présent dans sa vie, mais le mal ne le domine plus. Le lien que
Jean fait entre la nouvelle naissance et les bonnes actions rejoint la foi
vivante qui est naturellement accompagnée d’œuvres bonnes, réalité affirmée
autant par Paul [Galates 5.6] que par Jacques [Jacques 2.17-20]. Selon toute
vraisemblance, Démétrius fut un bel exemple de cela.

 

Comme Jean l’avait
fait à la conclusion de sa deuxième épître, il affirme ne pas vouloir tout
communiquer par écrit, préférant une rencontre éventuelle face à face. Entre
chrétiens, on a toujours beaucoup à partager. Le sujet de la vie chrétienne est
inépuisable.

 

La salutation où
la paix est centrale rappelle le shalom chez
les Juifs [comme en Genèse 43.23]. De nos jours, c’est encore de cette manière
que les Juifs se saluent. La paix en question prend une dimension toute nouvelle
en Jésus-Christ. Ainsi, nous, les chrétiens, avons la paix avec Dieu, ayant été
réconciliés avec lui [Romains 5.1]. Nous sommes passés d’ennemis de Dieu [Romains
5.10 ; Colossiens 1.21] à ses amis [Jean 15.15].

 

Notre paix s’apprécie
aussi du fait que notre ennemi, Satan, avec tous ses acolytes, a été écrasé et
défait à la croix [Colossiens 2.15 ; 1 Jean 3.8]. C’est le Dieu de paix
qui écrase Satan [Romains 16.20].

 

Les salutations du
dernier verset font ressortir toute l’affection entre les frères et sœurs.

 

Bon Père céleste, merci
de ce que le mal ne domine plus sur nous, tes enfants. Merci pour la paix que
nous avons et surtout pour Jésus-Christ, lui qui a pris sur lui le châtiment
qui nous donne la paix [Ésaïe 53.5]. Il est vraiment le Prince de la paix [Ésaïe
9.5]. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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