MÉDITATION DU 10 JUILLET 2025
Lecture : Deutéronome 5.17
Le 6e commandement rappelle
à l’homme sa responsabilité de préserver la vie, la sienne comme celle des
autres. Dans cette méditation, nous verrons la question du suicide et du
suicide assisté.
Notre Dieu a donné à l’homme la
responsabilité de prendre soin de lui-même, mais jamais de mettre un terme à sa
vie. C’est la prérogative de Dieu de le faire.
En réalité, ceux qui prennent une telle
décision se trouvent dans un profond et triste désespoir. Ils ne voient aucune
solution et sont convaincus que la mort est plus supportable que la vie, que la
mort est plus vivable que la vie.
La réalité est que rien ne dit que la
mort met fin aux souffrances. La personne fait immédiatement face à Dieu. Sa
mort n’a rien réglé.
La raison qui pousse certaines
personnes à se suicider est la souffrance insupportable, qu’elle soit physique
ou mentale. La personne se sent dans une impasse. Autrement dit, ce n’est pas
seulement l’intensité de la douleur qui joue mais le fait de penser qu’elle ne
cessera jamais. Et c’est vrai que certains sont dans des souffrances
irrémédiables.
Le premier point sur le sujet est que
le suicide est un péché. C’est contre la volonté de Dieu, contre sa loi. Ce
point est important parce qu’il n’y a aucun bonheur à prendre la route inverse
de ce que le Seigneur veut. Sa loi n’est jamais pour nous embêter et nous
rendre malheureux. Bien au contraire. Il n’y a de joie que dans les voies du
Seigneur.
Le deuxième point répond à la question
de la réalité de la souffrance en lien avec un Dieu de bonté. Comment croire
que Dieu soit bon ou même qu’il existe alors que le monde est plein de
souffrance ?
En fait, c’est la désobéissance d’Adam
qui a placé le monde dans la souffrance et le désordre. Ce n’était pas la
situation du monde créé avant la chute de l’homme [Genèse 3.16-19].
Mais aussi, la souffrance a un sens
pour le chrétien. Si Jésus a appris l’obéissance par les choses qu’il a
souffertes [Hébreux 5.8], c’est la même chose pour nous. La souffrance est
l’atelier de Dieu pour sanctifier ses enfants, pour nous modeler. La souffrance
rehausse la valeur de la persévérance dans l’obéissance du chrétien. Autrement
dit, le chrétien qui persévère en dépit de ses souffrances démontre avec plus
d’intensité la solidité de sa foi.
Finalement, pour le chrétien, il y a
toujours de l’espoir. Il sait que les souffrances actuelles seront suivies de
la gloire de vivre avec le Seigneur pour l’éternité [Romains 8.18]. Celui qui
se suicide prend la place de Dieu sur sa vie. C’est le contraire de la foi.
L’évangile est le seul espoir, la seule
espérance de l’homme. Il offre un sens à tout ce que nous vivons sur cette
terre, même les pires souffrances, et il ouvre un horizon glorieux pour
l’éternité. Croyez en Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés, confiez-lui
votre vie et il vous sauvera. C’est le seul message efficace pour la prévention
du suicide. C’est la seule façon de vivre dans la dignité, et quand le moment
de notre mort arrivera, selon ce que le Seigneur a décidé, nous mourrons dans
la dignité.
Comme je l’ai dit hier, c’est un sujet
sensible et je connais quelques personnes qui ont vu de leurs proches se
suicider. Et je compatis avec ces familles. Je ne veux condamner personne, mais
seulement présenter la perspective biblique qui est la seule à offrir l’espoir
nécessaire.
Père céleste, nous te louons pour
Jésus-Christ qui nous donne la vie à nous, chrétiens, qui donne un sens à nos
souffrances, qui nous transforme par celles-ci [Jacques 1.2-4] et qui nous
donne l’espérance de la vie éternelle. Je te prie pour ceux qui sont
désespérés, puisses-tu te révéler à eux afin qu’ils découvrent l’évangile de
Jésus-Christ et qu’ils aient la même espérance que nous, tes enfants. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
