MÉDITATION DU 12 FÉVRIER 2023
12 FÉVRIER 2023
Lecture : Juges
20.3-7
Les Benjaminites apprennent
l’intention des 11 tribus d’attaquer la ville de Guibea dont les habitants
avaient abusé de la femme du Lévite toute une nuit. Les Israélites,
c'est-à-dire des représentants des 11 autres tribus, veulent en savoir
davantage. Le Lévite explique ce qui s’est passé, mais ce sera sa version, une version qui devient
perversion et diversion.
On a l’impression
d’assister à un procès, ce qui serait normal et attendu, mais il n’y a aucun
intérêt pour la vérité. Ni le vieillard ni les coupables [Juges 19.22-25] ne
sont convoqués pour donner leur version des faits. Alors qu’il y a dans la loi
l’exigence d’entendre les témoins et les accusés avant de pouvoir condamner
[Deutéronome 1.16-1 ; 19.15 ; 7 ; Jean 7.51].
Le Lévite, étant
le seul à donner sa version, a dû sentir qu’il avait le beau jeu. Il commence
en disant que les habitants de Guibea avaient l’intention de le tuer, alors que
c’est faux. En bref, dans sa défense, il les accuse d’être des meurtriers.
De plus, il ne dit
rien de son attitude lâche envers sa femme. À la place, il affirme que c’est
d’abord lui qui était visé, mais que les agresseurs s’en sont finalement pris à
sa femme. Mais il ne dit pas que c’est lui qui a livré sa femme aux bourreaux
ce qui en fait un complice.
C’est sur ce faux
témoignage que le Lévite demande aux Israélites de prendre une décision. Pour
nous qui connaissons les faits, puisque nous les avons lus, nous savons que ce
Lévite demande une décision à partir d’une version tronquée. Il donne aux
Israélites l’impression de rechercher la justice alors qu’il n’en est rien.
Combien c’est
fréquent que des personnes qui se trouvent dans une situation sensible ne
présentent qu’une partie des faits, celle qui ne les compromet pas.
Tout système de
justice doit appliquer les consignes du Seigneur en ce domaine. L’Église n’y
échappe pas. Il y a deux dangers qui guettent les Églises locales sur ce sujet.
Le premier est de
négliger la discipline d’Église. Le laxisme n’est pas une vertu [1 Corinthiens
5].
Le deuxième est de
bâcler les dossiers disciplinaires par une approche non pastorale et/ou
injuste. Les deux parties doivent toujours être bien entendues.
Le Seigneur nous
demande non seulement d’appliquer les principes disciplinaires, mais de tous
les appliquer avec rigueur. La sainteté convient à la maison de Dieu [Psaume 93.5]
et le royaume de Dieu en est un de justice et d’équité [Romains 14.17].
Recherchons la sainteté et la justice dans l’amour.
Père céleste,
merci de nous instruire sur ces vertus. Donne à nos cœurs de les rechercher
comme des biens précieux. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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