MÉDITATION DU 23 JANVIER 2024

23 JANVIER 2024

 

Lecture : Genèse
31.1-2

 

Le chapitre
précédent expose les arrangements pris entre Laban et Jacob afin que ce dernier
reçoive le salaire approprié pour tout le travail qu’il avait fait pour son
beau-père durant de longues années. L’entente était claire et les deux s’étaient
pleinement mis d’accord.

 

Nous avions vu que
le Seigneur a agi pour favoriser Jacob, ce qui fit que les bêtes naissaient avec
des taches ou des rayures. Selon l’entente, ces bêtes revenaient à Jacob.

 

Mais voilà que les
fils de Laban ont accusé Jacob d’avoir pris tout ce qui appartenait à Laban. Ces
fils ont commis une erreur malheureusement très courante, celle de prendre
aveuglement position dans un conflit en prenant la défense d’une des parties
sur la seule base d’une proximité relationnelle.

 

Ces fils n’étaient
sûrement pas très heureux de voir une partie de leur héritage s’envoler.

 

Ces fils n’ont pas
considéré la tromperie de leur père. En raison de la duperie de Laban, faisant
passer Léa pour Rachel, Jacob a dû travailler sept années de plus pour Laban. Si
Jacob avait travaillé sur sa propre terre durant ces sept années, il aurait vu
ses troupeaux s’accroître. Laban lui a littéralement volé du temps durant
lequel Jacob aurait pu développer ses avoirs pour lui et sa famille et préparer
ainsi un héritage plus substantiel à ses fils.

 

Jacob a gardé les
bêtes vigoureuses et laissé les bêtes chétives à Jacob [Genèse 30.42], mais il
avait raison d’agir ainsi, et ce, pour deux raisons. La première, comme nous l’avons
vu, Jacob devait recevoir une sérieuse compensation pour les années travaillées
pour Laban.

 

Mais de plus, il aurait
été impensable d’imposer aux bêtes chétives la longue marche entre les terres
de Laban et la terre promise, un voyage de plus de 600 km parsemé d’embûches, à
travers monts et vallées [cf. Genèse 31.21].

 

Revenons
maintenant sur les propos des fils de Laban. Ils se sont montrés calomniateurs,
partiaux et tendancieux.

 

Nous devons, comme
chrétiens, nous garder d’agir ainsi. Il arrive que, dans les Églises, des
situations conflictuelles se produisent, et plusieurs se permettent de juger,
de tirer des conclusions et de prendre parti en étant biaisés et subjectifs.

 

Ces paroles de
faussetés ne font que détruire. Un pasteur américain dont j’ai oublié le nom a écrit
que ce qui fait le plus de ravages dans les Églises, c’est le bavardage.

 

Frères et sœurs,
évitons de nous prononcer sur des situations, surtout lorsque nous n’avons qu’une
seule version des faits comme les fils de Laban. Nous ne sommes pas obligés de
nous prononcer sur tout.

 

Le Seigneur nous a
donné une langue pour que nous le bénissions et pour que nous nous édifiions
les uns les autres, et non pas pour que nous nous détruisions par nos paroles.

 

Père céleste, pardonne
nos paroles néfastes, aide-nous à bien maîtriser nos pensées et nos paroles,
afin que nous te glorifiions. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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