​MÉDITATION DU 4 MARS 2026

4 MARS 2026

 

Lecture : Galates 6.3

 

Paul déclare ici ce que chacun est
réellement. Il n’est rien. Toi, moi, lui, elle, on est tous rien. L’Église est
un rassemblement de rien.

 

Ce rappel est pertinent. Le fait de
reprendre un frère [v. 1] peut provoquer chez l’autre un sentiment de
supériorité. Le fait de porter le fardeau d’un autre [v. 2] peut aussi
provoquer un sentiment de supériorité. Alors, rien de tel qu’un rappel salutaire.

 

Lorsque Paul dit que nous ne sommes
rien, il n’y va pas d’une insulte mais d’une affirmation théologique. L’homme
n’a rien en lui-même. Et cette réalité n’est pas venue avec la chute d’Adam.
C’est la nature de l’homme telle que créée par Dieu. Il est important pour nous
de savoir que Dieu n’a pas créé l’homme avec des facultés autonomes. L’homme a
été créé de telle façon que la seule manière qu’il puisse réellement vivre et
jouir de tout ce que le Seigneur lui avait donné était dans la reconnaissance
que sans Dieu, il n’est rien [Ésaïe 40.6-8].

 

Certains diront que tous les hommes
sont quelque chose parce qu’ils sont tous créés à l’image de Dieu. Et sous ce
rapport, c’est vrai [Genèse 9.6-7]. Mais l’image n’a de raison d’être que de
refléter l’original. Et dans ce cas, c’est Dieu. Le problème est lorsque
l’image se prend pour l’original et décide de vivre par elle-même. Une image
n’a de valeur que lorsqu’elle joue son rôle d’image. Heureusement, en
Jésus-Christ, nous sommes recréés [2 Corinthiens 5.17 ; Éphésiens 2.10].

 

Imaginez un bout de papier détérioré
par le temps. Ça ne vaut rien. Il serait inutile de tenter de vendre ce papier
pour en obtenir quelque chose, personne n’y donnerait suite. Imaginez
maintenant un homme très riche prenant ce bout de papier pour y rédiger un
chèque d’une grande valeur. Du coup, le bout de papier vaut beaucoup et il ne
faudrait pas le perdre.

 

Quelle folie se serait si le bout de
papier prétendait être quelque chose en lui-même, sans reconnaître que ce qui a
une valeur n’est pas le papier mais la richesse de l’homme qui en a fait un
chèque.

 

Cette compréhension de qui nous sommes
réellement est à la base d’une vie de disciple. La repentance ne porte pas
seulement sur le fait qu’on a péché. Elle porte sur la reconnaissance de notre
insignifiance sans Dieu. Notre nature pécheresse nous amenait à nous prendre
pour Dieu. Notre nouvelle nature nous amène à nous prendre pour ce que nous
sommes réellement par nous-mêmes, c'est-à-dire rien.

 

C’est à ses disciples que Jésus a dit
que sans lui, nous ne pouvons rien faire [Jean 15.5]. Et Paul affirme qu’il
peut tout par celui qui le fortifie [Philippiens 4.13]. Ailleurs, il dire :
« Non que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose
comme venant de nous-mêmes, mais notre capacité, vient de Dieu ». [2
Corinthiens 3.5]

 

Une autre image nous aidera à mieux
comprendre. La branche, le sarment, n’est que du bois mort sans la vigne qui la
porte. Rappelons-nous ces choses lorsque nous venons devant Dieu et lorsque
nous interagissons avec nos frères et sœurs. C’est bon pour notre humilité.

 

Seigneur Dieu, merci de nous montrer la
réalité sur nous-mêmes. Nous confessons notre orgueil et nous professons que
nous n’avons de vie qu’en Jésus-Christ. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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