MÉDITATION DU 14 AVRIL 2022
MÉDITATION
DU 14 AVRIL 2022
Lecture :
Éphésiens 1.12-13
Depuis le début de
son épître, Paul avait utilisé le pronom nous,
et là, au verset 13, il passe au vous.
Une transition que la suite de l’épître nous explique. Le pronom nous désigne
les Juifs qui ont cru. Et le pronom vous représente les païens qui ont cru [Éphésiens
2.11-13].
Il est difficile
pour nous, chrétiens du 21e siècle, de mesurer l’impact pour les
Juifs de l’ouverture du royaume de Dieu aux nations. La nation juive faisait sa
fierté des événements suivants qui avaient marqué leur histoire : 1. l’appel d’Abraham,
le père de la nation, 2. la délivrance d’Égypte unique dans l’histoire de l’humanité,
3. le don de la loi qui a suivi et 4. l’entrée dans un pays unique, une terre
sainte. Le nationalisme était à son compte.
Et pourtant, les
prophètes de l’Ancien Testament avaient déjà averti de ne pas se fier à ces
privilèges [Ésaïe 1.9 ; 10.22 ; Ézéchiel 6.8 ; 14.22]. Ces
événements, aussi glorieux soient-ils, n’offraient aucune garantie de salut.
Cependant, les
racines du nationalisme étaient profondes. C’est ce qui a amené Jonas à fuir à
Tarsis [Jonas 4.2]. Les dirigeants juifs du temps de Jésus se croyaient protégés
du fait que le sang d’Abraham coulait en eux [Jean 8.39-44]. L’apôtre Pierre a
aussi peiné avec l’idée que les païens soient incorporés au peuple de Dieu [Actes
10 ; Galates 2.11-14]. Finalement, dans ses épîtres aux Romains, aux
Galates et aux Éphésiens, Paul a dû contrer l’égarement des judaïsants.
Le nœud du
problème était l’orgueil ethnique, une sorte de racisme où ce n’est pas une
nation qui est méprisée, mais toutes les nations autres que juive. Le Seigneur
avait pourtant annoncé depuis longtemps l’entrée des païens dans le royaume [Genèse
12.3 ; 18.18 ; Psaume 2.8 ; 22.28, cf. Galates 3.8].
Dans l’évangile,
le Seigneur révèle qu’il ne fait pas de considération de personnes [Actes 10.34].
Jésus est allé vers les pauvres, les malheureux, les parias, et chez certains
non Juifs, et il a envoyé Paul et l’Église vers toutes les nations païennes,
elles qui étaient méprisées.
Et je me reconnais
tellement comme personne qui vivait dans l’arrogance païenne. Maintenant et
pour l’éternité, je rendrai grâce au Seigneur pour ses compassions envers moi
et envers mes frères et sœurs.
Seigneur Dieu,
nous te louons pour ton merveilleux plan qui inclut des gens de toute langue,
de toute nation. Merci de nous rassembler et de faire de nous un peuple, ton
peuple en Jésus-Christ. Amen !
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Daniel Durand, pasteur
