​MÉDITATION DU 13 NOVEMBRE 2024

13 NOVEMBRE 2024

 

Lecture : Marc 15.33-35

 

Les ténèbres, bien qu’elles fussent
réelles, étaient chargées de symbolisme. La venue du Fils est décrite comme la
lumière qui vient briller au sein de l’humanité [Luc 1.79 ; Jean 1.4,
9 ; 8.12]. Cette lumière indiquait que notre Dieu se manifestait, se
faisait connaître par son Fils.

 

L’humanité a été séparée de Dieu à la
chute [Genèse 3.23 ; Ésaïe 59.2] et marche depuis dans les ténèbres
spirituelles [Romains 1.21 ; Éphésiens 5.8]. En nous sauvant, le Seigneur
fait de nous des enfants de lumière [1 Pierre 2.9] et nous donne de marcher
dans la lumière [Éphésiens 5.8].

 

Alors que Jésus était en croix, les
ténèbres ont recouvert la terre durant trois longues heures [Marc 15.33]. S’il
faut rapprocher cet événement d’Amos 8.9-10, la noirceur en plein jour signifie
le deuil. Ce n’était pas seulement la mort du Fils qui se produisait mais aussi
celle du judaïsme. Le rejet de Jésus comme messie par la nation juive a mis un
terme à l’alliance avec Israël [Hébreux 8.13].

 

La lumière revient sur tous les hommes
sans distinction ethnique et se rend jusqu’aux extrémités de la terre [Actes
13.47].

 

Pour que nous, chrétiens, puissions
être des enfants de lumière et vivre dans la lumière, il a fallu que le Fils de
Dieu soit plongé dans les ténèbres, c'est-à-dire abandonné du Père.

 

Cet abandon ne signifie pas que la
Trinité a été fragmentée. C’est plutôt que le Fils a subi dans sa personne
l’effroyable colère de Dieu.

 

La simple pensée que le Fils de Dieu
ait subi la colère de Dieu à notre place devrait nous faire réaliser que nos
souffrances présentes sont pâles, très pâles à côté de ce que lui a subi pour
nous.

 

La simple pensée que le Fils de Dieu a
subi la colère de Dieu à notre place devrait nous projeter sur les rotules et
adorer le Seigneur avec un cœur débordant de reconnaissance.

 

Frères et sœurs. Pour pleinement
apprécier le salut en Jésus-Christ, il ne suffit pas de considérer les choses
qui nous sont données dans ce salut. Nous devons d’abord considérer le prix
qu’il a coûté, soit la mort du Juste.

 

Père céleste. Ces versets nous placent
devant le moment le plus pénible de tout le ministère de Jésus. Nous te sommes
reconnaissants pour ce sacrifice que les mots ne suffisent pas à décrire la
grandeur. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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