MÉDITATION DU 19 JANVIER 2022
MÉDITATION
DU 19 JANVIER 2022
Lecture :
Deutéronome 26.12-15
Dans l’ancienne
alliance, il est question de la dîme, le mot revient à 27 reprises dans le
texte original. Le mot signifie un dixième. Voici ce qu’en dit le Easton’s
Bible Dictionary :
« Le paiement
des dîmes était une partie importante du culte religieux juif. Au temps
d'Ézéchias, l'un des premiers résultats de la réforme de la religion fut
l'empressement avec lequel le peuple apportait sa dîme (2 Chr. 31:5, 6). La
négligence de ce devoir était sévèrement réprimandée par les prophètes (Amos
4:4 ; Mal. 3:8-10). On ne peut affirmer que la loi de l'Ancien Testament sur
les dîmes s'impose à l'Église chrétienne, mais le principe de cette loi demeure
et est incorporé à l'Évangile (1 Cor. 9:13, 14) ; et si, comme c'est le cas, le
motif qui devrait inciter à la libéralité dans la cause de la religion et du
service de Dieu est plus grand aujourd'hui qu'à l'époque de l'Ancien Testament,
alors les chrétiens doivent aller au-delà de l’Hébreu de l’époque en se
consacrant eux-mêmes et en consacrant leurs biens à Dieu.
Chaque Juif était
tenu par la loi lévitique de payer trois dîmes de ses biens : (1) une dîme pour
les Lévites ; (2) une pour l'usage du temple et des grandes fêtes ; et (3) une
pour les pauvres du pays. » [Fin de la citation]
La notion de culte
dépasse les rencontres officielles. Elle s’étend à l’ensemble de nos vies [Romains
12.1]. Le devoir d’offrande de l’Israélite concernait le service du temple,
mais en plus, l’entraide envers les pauvres du peuple de l’alliance. Lorsque le
Seigneur donne des biens à un membre de son peuple, ce n’est pas que pour lui.
Il y a bien sûr sa famille immédiate sur laquelle il doit veiller [1 Timothée
5.8], ainsi que ses parents lorsque devenus trop âgés pour qu’ils prennent soin
d’eux-mêmes [Marc 7.10-13]. Mais il y a plus. Le Seigneur donne pour que l’on
redonne aux pauvres de l’Église.
Dans l’Écriture,
nous voyons autant Dieu pourvoir directement, c'est-à-dire par un travail le
plus souvent, que Dieu pourvoir indirectement, c'est-à-dire par des moyens de
compassion qui passent par les membres de la communauté.
Chacun devrait
reconnaître que ce qu’il a lui vient de Dieu. Et que c’est par bonté que Dieu lui
a donné. Alors chacun devrait aussi faire preuve de bonté en redonnant à
d’autres une partie de ses biens [cf. Éphésiens 4.28], 1. pour le service de l’Église
[1 Corinthiens 9.13] et 2. pour le secours aux pauvres de l’Église [Romains
15.26].
Bon Père céleste,
nous te louons pour ta générosité. Donne-nous d’ouvrir nos cœurs et de tendre
la main pour donner généreusement à ton œuvre, autant pour ton Église locale
que pour nos frères et sœurs dans le besoin. Amen !
Daniel Durand, pasteur
