MÉDITATION DU 12 NOVEMBRE 2022
12 NOVEMBRE 2022
Lecture : Juges 3.27-31
Maintenant que le
roi moabite est mort, les Israélites s’en prennent à son peuple. La mission n’est
pas terminée.
La victoire d’Éhoud
sur Églôn joua en faveur des Israélites sous deux angles. D’une part, les
Israélites furent certainement encouragés par celle-ci. Le courage d’un chef
devient contagieux. L’exemple d’un chef devient modèle. À l’inverse, les
Moabites furent découragés par la mort de leur roi. Surtout de la manière
déconcertante avec laquelle la garde rapprochée du roi a été piégée. En
principe, on plaçait les meilleurs soldats pour protéger le roi. Et là, la
division chargée de le protéger se fait prendre par un seul individu. C’est non
seulement la mort du roi qui découragea mais aussi la déconfiture de sa garde.
Sans tarder afin
de tirer profit du désarroi chez les troupes ennemies, le juge Éhoud, fort de
sa victoire, sonna de la trompette. Les Israélites se sont mis à sa suite pour
le combat. Éhoud affirma que l’Éternel leur avait déjà donné la victoire ce
qui, loin d’être arrogant, démontrait sa foi dans les promesses de Dieu. Même
si c’est lui qui frappa le roi Églôn, Éhoud donna toute la gloire à l’Éternel.
Éhoud et ses
troupes usèrent de stratégie. En s’emparant rapidement des gués du Jourdain, le
fleuve qui traverse Israël, ils coupent les avenues par lesquelles les ennemis
pourraient fuir. Aucun des Moabites n’échappa malgré leur robustesse. Ceci
démontre que ce n’est pas la force physique ou intellectuelle qui est
déterminante mais l’obéissance au Seigneur. Parce que ce que les Israélites ont
fait sous la direction du juge Éhoud correspondait exactement à la mission que
Dieu leur avait confiée.
Alors que les
Israélites avaient été dominés par les Moabites durant 18 ans [Juges 3.14], ces
derniers se trouvent affaiblis pendant très longtemps puisqu’ils ont perdu
toutes leurs forces militaires. Ça a dû prendre au moins une génération pour
reconstruire cette armée.
De leur côté, les
Israélites furent en repos durant 80 ans. Le narrateur passe rapidement sur le
ministère du juge suivant, Chamgar, pour ne s’arrêter que sur le fait que les
Israélites battirent les Philistins, une autre nation ennemie.
Ces versets nous
permettent d’apprécier l’importance d’avoir un bon chef. Alors qu’Églôn, ce roi
païen, s’est fait piéger pour y trouver la mort, Éhoud fit preuve de courage et
de foi. Ceux qui étaient avec Églôn ont trouvé le même funeste sort, alors que
ceux qui étaient avec Éhoud ont été vainqueurs avec lui.
Ceci nous rappelle
que ceux qui suivent Satan seront écrasés tout comme lui et que ceux qui
suivent Jésus-Christ sont au bénéfice de sa pleine victoire contre toutes les
forces du mal.
Ceci devrait
toujours nous donner le courage de poursuivre les combats inhérents à la vie
chrétienne.
Bon Père céleste,
merci de nous avoir donné Jésus-Christ comme chef de l’Église, et donne-nous de
combattre le bon combat de la foi. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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