MÉDITATION DU 12 JANVIER 2022
MÉDITATION
DU 12 JANVIER 2022
Avant d’aller à la méditation d’aujourd'hui, j’aimerais porter à
votre attention un point que j’ai amené hier. J’ai écrit « Il arrivait que quelqu’un subisse une
épreuve hors de son contrôle qui l’appauvrissait, comme un incendie dans les
champs de maïs… ».
Or, selon ce qu’on
m’a dit, le maïs n’était pas cultivé au Proche Orient ancien à l’époque. Le mot
hébreu est un générique et, dans le texte du Deutéronome, il s’agissait
probablement du blé. Merci aux personnes qui m’ont soulevé le point. Maintenant,
place à la méditation du jour.
Lecture :
Deutéronome 24.1-4
Ces versets ne
légitiment pas le divorce en question, mais réglementent plutôt le comportement
d'un homme qui a déjà décidé de divorcer de sa femme.
La chose indécente
trouvée chez la femme est vague. Certains y voient un adultère, mais ce serait
très surprenant puisque la peine de mort lui aurait été infligée [Deutéronome 22.22].
De plus, c’est le remariage qui rend cette femme impure [Deutéronome 24.4] et
non l’adultère. Comme le mot hébreu est très souvent en lien avec la nudité, il
se peut que la chose indécente soit l’exhibition des parties intimes. La Bible
nous présente le triste exemple de Bath-Schéba qui prenait son bain à la vue
des voisins [2 Samuel 11.2].
Moïse ne permet
pas le divorce ici. Moïse fait simplement établir une clause de protection
envers la femme dans le cas où le mari décidait de la divorcer. Cette clause
stipule que le mari devait lui donner une lettre de divorce. C’était un document
qui avait force de loi.
Contrairement à ce
que plusieurs versions ont choisi [Colombe, Segond 21, Genève], le texte ne dit
jamais que la femme POURRA devenir la femme d’un autre [voir TOB, Semeur, Ostervald,
Jérusalem]. Le texte dit simplement que dans le cas où elle se serait remariée,
elle ne pourra pas revenir vers son premier mari.
Un jour, les
Pharisiens ont voulu piéger Jésus avec ce texte [Matthieu 19.3-9]. Et Jésus
affirme que si Moïse a prescrit cela, c’était en raison de la dureté du cœur humain.
Moïse n’a jamais permis le divorce. Mais si un homme décidait de divorcer de
son épouse pour des raisons autres que l’infidélité, il devra au moins lui remettre
une lettre de divorce afin que la femme soit dégagée légalement de cet homme.
Rappelons-nous que
le mariage est la première institution divine [Genèse 1.26-28] et qu’il est l’emblème
de la relation entre Dieu et son peuple [Éphésiens 5.22-33].
La réponse de
Jésus nous enseigne les deux vérités suivantes.
1. Les ruptures du
mariage viennent de la dureté du cœur, du péché.
2. Jésus nous
montre que nous devons revenir au texte fondateur du mariage pour en connaître
les clauses.
Frères et sœurs.
Si notre mariage bat de l’aile, la solution n’est jamais de le briser. La
solution est de revenir à la structure du mariage telle qu’établie par notre
Dieu.
Père céleste,
donne-nous d’honorer le mariage et de lui reconnaître la même valeur qu’il a
pour toi. Amen !
