​MÉDITATION DU 1ER JUIN 2026

1ER JUIN 2026

 

Lecture : Joël
1.19-20

 

Quand tout s’éteint, une chose demeure
toujours active. C’est la ligne de communication avec Dieu. La prière. Le seul
cri efficace est celui exprimé à Dieu. Il m’est arrivé de voir des personnes en
détresse qui criaient leur situation dans des sanglots sans fin. Mais tout cela
demeurait stérile et sans espoir. C’est à Dieu que nous devons crier notre détresse.

 

Le cri à Dieu ne consiste pas à
l’augmentation des décibels. Il s’agit d’un cri du cœur, d’une prière d’intense
supplication. Face à la détresse, notre premier réflexe est souvent de nous
plaindre aux autres. Joël nous enseigne à nous plaindre à Dieu. Crier vers
l'Éternel, c’est reconnaître qu’Il est le seul interlocuteur valable quand les
solutions humaines ont brûlé.

 

Le feu a dévoré les pâturages du désert
et a atteint tous les arbres des champs [v. 19].
Les « pâturages »
représentent notre subsistance, et les « arbres » représentent notre protection
et notre ombre. Parfois, Dieu permet que les circonstances de la vie agissent
comme un feu qui brûle nos fausses sécurités.

 

Il arrive que le Seigneur consume tout dans la vie du chrétien
afin que ce dernier réalise que seul Dieu subsiste. L’histoire d’Israël nous
enseigne que le désert est la meilleure école [Deutéronome 8.2-5].

 

Les soupirs des animaux vers Dieu ne signifient pas que les
animaux aient une spiritualité. Nous devons comprendre que, instinctivement,
les animaux attendent leur nourriture de leur entourage. Leur cri est la preuve
que rien dans le cosmos n'est indépendant du Créateur. Et nous, nous savons que
c’est par la providence de Dieu qu’ils trouvent leur nourriture [Matthieu
6.26]. Comme le disait Augustin, tout ce qui a soif cherche, sans le savoir,
Celui qui est la fontaine de la vie.

 

Ceci est en lien avec l’affirmation paulinienne qui dit que
« la création tout entière soupire » [Romains 8.22].

 

Il est possible que Joël établisse un contraste entre les animaux
qui s’attendent à Dieu, et les Israélites qui ne mettaient pas leur espérance
en Dieu.

 

Père céleste, merci de m’éduquer. Je
reconnais que les épreuves sont là pour me faire sortir de mes refuges et mes
conforts charnels.
Je te confesse que j'ai souvent compté sur mes
propres réserves, pensant que mes cours d'eau ne tariraient jamais. Mais
aujourd'hui, je constate la nudité de ma terre. Mes forces sont épuisées, ma
joie semble s'être évaporée sous la chaleur des circonstances, et je me tiens
devant toi, assoiffé et démuni.

 

Donne-moi de considérer que j’ai tout
en Jésus-Christ et que c’est uniquement en lui que je dois trouver ma
satisfaction. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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