MÉDITATION DU 4 MAI 2021

MÉDITATION DU 4 MAI 2021

Lecture : Marc 6.17-19

Ces versets font ressortir la méchanceté du cœur humain. Marc nous apprend que l’union conjugale d’Hérode et Hérodiade était illégitime puisque celle-ci était la femme de Philippe, le frère d’Hérode.

Jean-Baptiste avait publiquement dénoncé ce mariage (cf. Lévitique 18.16). Hérode n’était pas Juif mais Édomite. Le fait que Jean-Baptiste le reprenne à partir de la loi mosaïque démontre que celle-ci concerne aussi les non Juifs.

Quel courage de Jean-Baptiste, d’autant plus qu’il connaissait le légendaire caractère irascible d’Hérode « le sanguinaire ».

« Qui se ressemble s’assemble » dit le dicton. Hérodiade, l’épouse illégitime, avait du ressentiment contre Jean-Baptiste (Marc 6.19) et voulait le faire mourir.

Quelqu’un a déjà dit que le ressentiment est le poison que l’on prépare pour l’autre, mais que l’on boit soi-même. Celui qui a du ressentiment se détruit lui-même.

Il arrive que des chrétiens aient du ressentiment. La bonne chose, la seule chose à faire est de le confesser au Seigneur et de prier qu’il nous donne d’aimer notre prochain, même nos ennemis, et leur faire du bien (Matthieu 5.43-45).

Ces versets nous montrent quelques réactions de celui qui vit dans son péché.

D’un côté, Hérode a fait arrêter Jean-Baptiste non pas parce qu’il aurait commis un crime, mais uniquement parce qu’Hérodiade n’a pas accepté la réprimande de Jean-Baptiste. Et Hérodiade voulait faire mourir Jean-Baptiste.

Tout est tordu. Hérode gouverne non pas à partir de ce qui est bien mais en cherchant à plaire à son épouse. Le couple ne rencontre pas les standards bibliques. En plus du caractère illégitime de ce mariage, chacun ne respecte pas les rôles déterminés par Dieu dans le mariage.

Deux applications s’offrent à nous.

La première est que nous ne devrions pas être surpris jusqu’où le péché peut aller. Heureusement, le Seigneur limite la pratique du péché. Mais ne nous attendons pas à ce que des non chrétiens se comportent comme des chrétiens régénérés, c’est impossible.

La deuxième concerne notre propre péché, à nous chrétiens. Frères et sœurs. Le péché n’est pas une réalité inerte dans l’être humain. Le péché agit. Il détruit. C’est un poison qui se répand dans tout l’être. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un antidote. Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché (1 Jean 1.9).

Confessons au Seigneur, recherchons la sanctification et marchons dans l’obéissance.

Père céleste, toi qui es trois fois saint, nous te louons pour Jésus-Christ qui nous a rachetés et pour le St-Esprit qui veille à notre marche, à notre sanctification. Amen !

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

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