MÉDITATION DU 12 OCTOBRE 2025
Lecture : Deutéronome
31.14-18
Le Seigneur demande à Josué
d’accompagner Moïse, ce qui indique que la mort de ce dernier est imminente et
que Josué sera établi comme son successeur [voir l’avant-dernière méditation
sur Deutéronome 31.1-8].
Moïse devait savoir que le Seigneur
l’avait utilisé comme libérateur, mais pour un temps seulement. Et Josué qui
assistait à ce que Dieu disait à Moïse entendait cela et devait réaliser aussi
que son ministère ne serait que pour une période donnée. Tous les chrétiens
doivent réaliser qu’ils ne sont ici-bas qu’un outil temporaire dans les mains
de Dieu et que le plan de Dieu va se poursuivre après leur départ.
Le Seigneur annonce l’apostasie de son
peuple, mais sans donner de précision quant au moment où ça se passera.
L’histoire d’Israël nous montre que ça s’est produit immédiatement après le
ministère de Josué et des anciens qui œuvraient avec lui [Josué 24.31 ;
Juges 2.8-12]. Et durant toute l’histoire d’Israël, il y a eu quelques périodes
où le peuple était plus obéissant à la loi de Dieu, mais plusieurs autres où le
peuple a adopté les pratiques païennes.
Le Seigneur avertit que si le peuple
l’abandonne, Dieu va l’abandonner [Deutéronome 31.16-17]. Il ne s’agit pas d’un
abandon définitif de la part du Seigneur [Deutéronome 32.36]. Le Seigneur
corrige son peuple pour le ramener [Deutéronome 8.5].
Frères et sœurs, nous devons comprendre
ceci. Être membre du peuple de Dieu n’est possible qu’en vivant selon Dieu.
Ceux qui ne veulent pas vivre selon Dieu doivent être considérés comme des
païens et des publicains [Matthieu 18.17].
Si quelqu’un pense comme un païen, vit
comme les païens, agit comme un païen, c’est sûrement un païen.
La vie éternelle que le Seigneur nous
offre n’est pas seulement l’évitement de l’enfer. C’est une vie nouvelle qui
appelle à marcher en nouveauté de vie [Romains 6.4].
Le chrétien est comme dans une voiture.
Il doit toujours réajuster son volant pour qu’il le garde sur la bonne voie.
Mais si le conducteur décide de prendre le chemin du péché, c’est probablement
parce qu’il ne veut pas se diriger vers la patrie céleste en roulant sur la
voie de la sainteté.
Nous, chrétiens, sommes corrigés par le
Seigneur et nous devons lui rendre grâce pour sa correction toujours juste,
toujours bien dosée. Car sans la correction du Seigneur, il n’y aurait aucune
sanctification en nous.
Père céleste, je constate combien tu es
patient dans ma vie. Merci de me ramener continuellement de mes égarements.
Soumets ma volonté à la tienne afin que je te glorifie. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
