​MÉDITATION DU 15 MAI 2026

15 MAI 2026

 

Lecture : Jonas 4.5

 

Jonas se fit une cabane afin de
demeurer à l’ombre. Il semble que Jonas voulait épier la ville sans être vu. Il
se terra donc dans ce qui semble être une retraite dans l’amertume. Jonas a des
pensées contraires à celles de Dieu et il est fâché contre Dieu qui a sauvé les
Ninivites. Alors il s’isole. C’est un réflexe fréquent et malheureux.

 

La colère ne se passe pas toujours dans
des crises violentes accompagnées de paroles irrationnelles. Elle peut aussi se
manifester d’autres manières : des propos injurieux, un ton agressif, des
accusations gratuites portées sur l’autre, l’isolement, le boudage, etc. Bref,
la colère de l’homme a plusieurs expressions et conduit à divers péchés.

 

En s’irritant contre Dieu, Jonas
démontre qu’il n’était pas mieux que les Ninivites. Y a-t-il vraiment une
différence entre s’opposer à la loi de Dieu en s’adonnant à des pratiques
païennes, et s’opposer à Dieu en contestant son plan ?

 

Le prophète se place « à l'Orient »,
une position qui, dans la symbolique biblique, évoque souvent l'éloignement de
la présence de Dieu [Genèse 3.24 ; 4.16 ; Nombres 3.38]. Le retour à Dieu se
faisait donc de l’Est vers l’Ouest [cf. Matthieu 2.1].

 

Lorsque nos attentes envers Dieu ne
sont pas comblées, se peut-il que notre premier réflexe soit de nous retirer de
la communauté, du service, et parfois même de la prière ? N’est-ce pas une
réaction enfantine, révélant notre immaturité et notre orgueil ?

 

Jonas s'assoit pour observer, espérant probablement
que la destruction de Ninive tombera. Son cœur est devenu un tribunal où il
attend que sa propre justice soit rendue. Sommes-nous, nous aussi, assis à l’ombre,
attendant que ceux qui nous ont blessés reçoivent leur « juste châtiment »
?

 

Jonas se fit un abri. Il tente de se
construire son propre confort. Cet abri ne remplit pas ce pourquoi Jonas l’a
construit. Il est fait de feuillages qui vont vite sécher sous le soleil
implacable du Moyen-Orient. C'est l'image de tous les « systèmes de
défense » que nous érigeons pour protéger notre ego et notre amertume.

 

Nous construisons des murs de silence,
des barricades d'indifférence ou des abris de notre propre justice pour nous
protéger de la réalité de la grâce de Dieu envers les autres. Mais ces abris
sont toujours insuffisants. Comme les feuilles par lesquelles Adam et Ève ont
tenté de cacher leur nudité [Genèse 3.7]. L'ombre que nous nous créons
nous-mêmes est courte et finit par nous abandonner.

 

Père céleste, donne-nous de sortir de
nos abris de pseudo-protection qui sont faits de faux raisonnements et de
propre justice. Merci pour ta compassion qui fait que tu ne nous traites pas
selon nos fautes.

 

Pardonne mes isolements, mes
éloignements lorsque je suis contrarié. Montre-moi que la joie et la paix ne se
trouvent que sur le sentier de la docilité. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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