MÉDITATION DU 19 JUILLET 2022
19 JUILLET 2022
Lecture : 1 Pierre
2.25
La désignation des
chrétiens comme brebis n’est pas nouvelle. Elle débute au désert où l’importance
que les brebis aient un berger est soulignée [Nombres 27.17]. Le Seigneur a été
un véritable berger pour son peuple. Il l’a dirigé [Exode 13.21], il l’a
protégé [Exode 14.8-29], il l’a nourrit [Exode 16.4-5 ; Deutéronome 8.3]
et l’a conduit dans les verts pâturages de la terre promise [Josué 1.2-5].
Frères et sœurs, nous
ne sommes pas comparés au lion dont la puissance est remarquable, ni à
l’épaulard qui n’a aucun prédateur. Nous sommes comparés à des brebis, un
animal des plus vulnérables. Elles n’ont aucun système de défense : ni
cornes, ni crocs, ni venin. Elles ne peuvent grimper à des arbres ni s’enfuir
car leur vitesse maximale est de 36 km, beaucoup inférieure à celle de ses
prédateurs.
Mais ce n’est pas
tout. Une brebis n’a pas la capacité de se diriger elle-même. Elle est insouciante.
Elle s’égare pour un brin d’herbe et se met à la merci de tout prédateur. Elle
n’a de survie que lorsqu’elle demeure au sein du troupeau sous la bonne garde
du berger. Voilà la comparaison qui sied le mieux à l’être humain.
Pierre avait en
tête des textes vétérotestamentaires [Psaume 119.176 ; Ésaïe 53.6]. Une
brebis laissée à elle-même va errer [Ézéchiel 34.6] et sera lasse et abattue
[Matthieu 9.36]. Nombre d’animaux survivent très bien en vie sauvage. Mais la
brebis en est incapable.
Pierre rappelle
qu’avant notre conversion, nous étions tous errants comme des brebis. Je
souligne au passage que les mots errant et erreur sont de même famille. En
fait, si quelqu’un ne se laisse pas diriger par le Seigneur, il se dirige
lui-même. Il suit ses propres voies. Le problème est que l’homme n’a jamais été
créé pour s’auto-diriger. Il a besoin du Berger. Ce n’est pas le péché qui fait
que nous avons besoin de Dieu. C’est notre nature telle que créée. Adam et Ève
ont été créés pour suivre ce que Dieu leur avait dit.
Pierre établit le
contraste entre nos vies passées où nous suivions nos propres voies, et notre
vie actuelle où nous sommes tournés vers le berger et le gardien de nos âmes. Nous,
chrétiens, sommes sous la bonne garde du bon Berger. Nous le suivons parce que
nous lui appartenons [Jean 10.1-5].
Le suivre n’établit
pas simplement une relation entre la brebis et le Berger. Le suivre inclut l’appartenance
au troupeau [Actes 20.28]. Une brebis du Seigneur appartient à sa bergerie et
vit dans le troupeau local, c'est-à-dire l’Église locale. Une brebis qui ne vit
pas dans le troupeau de Jésus-Christ n’a pas Jésus-Christ comme Berger.
Le verset fait un
lien entre le fait de suivre le Berger et le fait qu’il garde nos âmes. Si
quelqu’un n’a pas Jésus-Christ comme Berger, ce dernier n’est pas le gardien de
son âme. Autrement dit, celui qui ne suit pas Jésus-Christ doit savoir que son âme
n’est pas gardée.
À l’inverse, celui
qui suit Jésus-Christ le fait parce qu’il le reconnaît comme son Berger [Jean
10.3-4]. Il goûte à la paix de Dieu car il sait que son âme est gardée pour l’éternité.
Quel repos nous avons en Jésus-Christ.
Nous te louons,
Seigneur, pour ce merveilleux Berger qu’est Jésus-Christ. Nous reconnaissons
que nous ne sommes que des brebis incapables de diriger nos vies par nous-mêmes.
Tu as vu notre misère et tu nous as secourus. Que ton nom soit béni. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
