MÉDITATION DU 13 AVRIL 2026
Lecture : Ruth 1.22 – 2.3
Noémi et sa famille avaient quitté
Bethléem il y avait plus d’une décennie en raison de la famine qui sévissait.
Le retour est placé sur une note d’espoir, c’était au temps de la moisson des
orges.
Dans la méditation précédente, nous
avions vu que Noémi était remplie d’amertume en raison des diverses épreuves
qu’elle a dû traverser.
Même si la famine avait cessé en
Israël, Noémi ne possédait aucune terre et rien ne garantissait sa subsistance.
Elle ne pouvait compter que sur la générosité des propriétaires de champs. La
loi mosaïque stipulait que les épis qui tombaient au sol lors de la moisson
devaient être laissés sur place afin que les démunis, dont les veuves, puissent
aller les récupérer [Deutéronome 24.19], mais cette loi n’était pas
toujours respectée. En effet, Ruth devait compter sur la grâce d’un
propriétaire et non sur la simple loi pour pouvoir glaner [Ruth 2.2]. La
résolution de Ruth d’aller glaner des épis nous montre qu’elle connaissait
cette loi.
Booz, le propriétaire du champ où est allée Ruth, se trouvait
être un parent d’Élimélek, le défunt mari de Noémi. Il était puissant et riche.
Cet homme était bon et vertueux. Il obéissait à la
loi et la suite du livre nous montrera que sa générosité et sa bonté ne se
limitaient pas au strict minimum de ce que demandait la loi. Il était riche et
il en faisait profiter les autres.
Les valeurs familiales sont à l’honneur
dans ce récit et elles deviendront déterminantes pour la suite de l’histoire.
Ces versets nous parlent de la
providence de Dieu. Celle-ci ne passe pas toujours par des moyens
spectaculaires. Le Seigneur utilise souvent les gens autour de nous. Souvent,
c’est par la famille de sang, ainsi que par les frères et sœurs dans la foi, la
famille spirituelle.
Parfois, l’orgueil nous empêche
d’accepter et d’apprécier ce moyen de Dieu, mais, si c’est le cas, le problème
n’est pas le moyen mais notre orgueil. Sachons recevoir l’entraide comme venant
du Seigneur. Et sachons aussi faire partie de ceux qui aident les autres.
Ruth fait preuve d’humilité et de
courage. Elle était une étrangère et sans lien familial avec les Israélites
puisque son mari était décédé [cf. Ruth 2.10]. Elle part courageusement glaner
dans un champ. Il semble que Noémi était trop âgée pour aller glaner [cf. Ruth
2.18].
Le Seigneur a pourvu, mais Ruth dut
aller travailler aux champs. La providence de Dieu ne supprime pas nos
responsabilités. Les moyens que Dieu donne font partie de sa providence. Soyons
responsables, faisons les choses que le Seigneur demande et attendons-nous au
Seigneur qui pourvoit, la plupart du temps par les moyens qu’il a lui-même
institués.
Père éternel, merci pour ta providence,
pour les liens familiaux ainsi que pour les liens qui nous unissent en
Jésus-Christ. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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