MÉDITATION DU 26 JANVIER 2026

26 JANVIER 2026

 

Lecture : Galates
3.6

 

Paul amène un témoin
vétérotestamentaire pour appuyer son propos. Abraham crut Dieu, ce qui lui fut
compté comme justice. C’est ce qu’on appelle l’imputation de la justice. Il
s’agit de la justice de Jésus-Christ qui est imputée au croyant. Abraham a cru
au messie à venir [Jean 8.56]. Il n’avait certes pas toute la révélation dont
nous bénéficions aujourd'hui au sujet de Jésus-Christ. Il ne savait peut-être
pas que le messie allait naître d’une conception miraculeuse. Mais il en savait
suffisamment pour placer sa foi dans le messie promis.

 

En fait, depuis la chute d’Adam et Ève,
le Seigneur a fait la promesse de l’évangile [Genèse 3.15 ; Hébreux 2.14].
Cette promesse a servi d’ancre aux croyants et a nourri leur espérance. Deux
descendances allaient prendre place. Celle de la femme représente tous les
humains croyants, et celle du serpent, les humains non croyants avec Satan et
ses démons [Matthieu 3.7 ; 12.34]. Et la victoire de la descendance de la
femme sur le serpent est garantie par Dieu. C’est Jésus-Christ qui assura cette
victoire.

 

La foi n’est pas un acte méritoire. La
foi est la disposition de celui qui reconnaît n’avoir aucune ressource en
lui-même et qui demande le secours de l’Éternel. C’est la condition demandée
par Dieu pour être justifié. Il n’y a aucune autre façon par laquelle l’homme
pécheur puisse être justifié que de placer sa foi en Jésus-Christ.

 

Nous ne devons pas penser que l’homme
fournisse sa foi pendant que Dieu fournit le salut. La foi donnée fait partie
du salut donné. Si l’interprétation d’Éphésiens 2.8-9 voulant que la foi soit
un don de Dieu soit contestée pour des raisons grammaticales, l’affirmation de
Paul en Philippiens 1.29 ne laisse aucun doute. La foi est une grâce, un cadeau
de Dieu.

 

Certains disent que Dieu donne la foi à
ceux qui la lui demandent. Le problème avec cette pensée est que si quelqu’un
demande à Dieu d’avoir la foi, c’est qu’il a déjà la foi. Celui qui ne croit
pas ne peut adresser cette requête à Dieu. De plus, nous ne voyons jamais dans
l’Écriture une telle requête.

 

La doctrine du salut nous enseigne que
Dieu demande la foi pour justifier, mais que, pour les élus, Dieu leur donne
une nouvelle nature qui fait que la personne va croire.

 

Certains s’inquiètent de la réalité de
leur foi parce qu’elle est faible. Sachez qu’une faible foi est une foi réelle.
Notre foi est appelée à grandir. Et si une foi peut grandir, c’est qu’elle
existe bel et bien.   

 

Notre foi est reconnue par le Père non
pas en raison de l’intensité de celle-ci mais en raison de l’objet de la foi.
C’est parce que notre foi est en Jésus-Christ que le Père nous accueille.

 

Un médecin peut demander au patient
atteint d’une maladie grave de lui faire confiance. Quand le médecin aura
traité et guéri le patient, ce dernier ne pourra jamais dire qu’il a été guéri
grâce à la confiance qu’il a placée dans son médecin. Sa guérison sera plutôt
due à la compétence du médecin et non à l’intensité de la confiance du patient.
C’est la même chose pour notre foi.

 

Nous devons prendre garde à ne pas
placer notre foi… dans notre foi, mais dans le Seigneur Jésus seulement.

 

Père éternel, merci de nous avoir
montré Jésus-Christ, de nous avoir donné de croire en lui pour notre
justification. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

Chaîne YouTube :

https://www.youtube.com/channel/UCrO25AbIgFO-RFzdpicwQGA

 

Site internet :

https://erbdrville.com/

 

Page Facebook :

https://www.facebook.com/ERBDRVILLE

 

Publications similaires