MÉDITATION DU 5 MARS 2026
Lecture : Galates
6.4-5
Nous arrive-t-il d’examiner davantage
les autres que nous-mêmes ? D’être très critique des autres et trop peu de
soi-même ? Ou encore de nous comparer aux autres ?
Ceci ne signifie pas que nous devons
fermer les yeux sur les autres. Nous devons le faire pour reconnaître leurs
dons, pour être édifiés par l’œuvre du Seigneur dans leur vie, et aussi pour
pouvoir veiller sur eux. L’auto examen que l’apôtre demande ne supprime pas le
devoir de porter attention à ce qui se passe dans la vie de nos frères et sœurs
si nos intentions sont l’édification du corps.
Ce n’est qu’après avoir dit que l’homme
n’est rien [v. 3] que Paul mentionne le seul sujet de gloire que l’homme puisse
avoir. Ça va de soi que le chrétien doive examiner ses actions à la lumière des
Écritures.
Le chrétien ne doit pas se comparer aux
autres. Cette attitude est mensongère. La norme n’est pas ce que les autres
font. La norme est Jésus-Christ. Personne n’arrive à la hauteur de
Jésus-Christ, mais nous comparer à lui peut nous permettre de constater des
progrès dans nos vies.
Francis [nom fictif] joue au hockey
dans une ligne d’amateurs. Francis pourrait dire que Sydney Crosby est la norme
excellente d’un bon joueur. Francis sait très bien qu’il ne jouera jamais comme
Sydney Crosby. Mais à force de le prendre comme norme, Francis parvient à
améliorer son jeu.
Jamais nous ne serons parfaits comme
Jésus-Christ tant que nous serons dans ce corps de mort. Mais en contemplant
Jésus-Christ, nous trouvons notre modèle parfait.
Se comparer aux autres conduit à
l’orgueil, aux rivalités, à la satisfaction de la médiocrité ou au sentiment de
supériorité. Gardons les yeux fixés sur Jésus-Christ. Il est LE modèle et nous
devons suivre ses traces [1 Pierre 2.21]. C’est uniquement par ce moyen que
nous devons évaluer nos progrès. Et c’est uniquement là que nous trouverons le
sujet de se glorifier.
Le contexte de l’épître nous enseigne
que le test, l’auto examen, porte sur l’amour fraternel [v. 2]. L’amour mis en
action, c'est-à-dire en portant le fardeau des autres.
Est-ce que je prie pour mes frères et
sœurs ou si je me concentre uniquement sur mes besoins ? Le Seigneur
Jésus est la norme. Sa prière était non pas pour lui-même mais pour ce qui
servait son ministère. La prière sacerdotale et celles adressées à son Père sur
la croix en font foi.
Est-ce que je porte une attention
particulière aux plus faibles dans l’Église ou si je ne m’intéresse qu’aux
personnes avec lesquelles j’ai des affinités ? Le Seigneur Jésus
s’intéresse aux plus faibles. Il a choisi les choses faibles du monde. La preuve
est qu’il m’a choisi.
Est-ce que je pratique la bienveillance
envers ceux qui sont vraiment dans le besoin ou seulement avec mes amis ?
Le Seigneur Jésus use de bienveillance envers tous ses frères et sœurs. Il n’y
en a aucun qui soit privé de ses bienfaits.
Frères et sœurs, prenons exemple sur
notre Seigneur. Imitons-le. Et nous trouverons ainsi le sujet de nous glorifier
en lui.
Père céleste, nous te louons pour ton
œuvre en chacun de nous, pour le fait que Jésus-Christ se forme en nous
[Galates 4.19].
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
