MÉDITATION DU 19 DÉCEMBRE 2025
Lecture : Apocalypse 21.22-27
Ces versets disent l’essentiel de ce que sera la vie éternelle.
Jean ne vit pas de temple au ciel. La raison est que tout ce que
le temple annonçait est accompli dans notre communion avec Dieu. C’est nous,
les chrétiens, qui formons le temple éternel de Dieu.
Dans l’Ancien Testament, le temple était le lieu de la présence
de Dieu au sein de son peuple. Cependant, c’était une présence voilée puisque
le lieu très saint était interdit d’accès. Le temple disait à la fois : « Dieu
est là » et « vous ne pouvez pas vous approcher ». C’est comme dire à son fils
que la maison lui appartient mais qu’il ne peut pas l’habiter.
Ce que nous goûtons déjà par l’Esprit Saint dans la prière, dans
l’adoration, dans la fraction du pain, deviendra alors la réalité permanente :
nous verrons sa face [Apocalypse 22.4]. Plus de distance. Plus de peur. Plus de
« Cherchez le Seigneur pendant qu’il se laisse trouver ». Il sera trouvé,
pleinement, pour toujours.
Cela dit, force est d’admettre que, si le voile du temple a été
déchiré, notre péché affecte encore notre communion avec Dieu. Nous attristons
son Esprit. Mais gardons espoir. Même ces choses passeront.
La nouvelle création sera caractérisée par une lumière non pas
solaire ni artificielle mais divine. Dans notre monde, la nuit est le temps de
l’angoisse, du crime, du doute, des larmes qu’on cache. La nuit, on ferme les
portes à double tour. Cette situation sera révolue.
La lumière de Dieu contraste avec les ténèbres du monde actuel.
Quand Jésus affirme que les non chrétiens préfèrent les ténèbres à la lumière
[Jean 3.19], il utilise les concepts dans un sens figuratif. Les ténèbres signifient
tout ce qui n’est pas de Dieu. Tout pensée humaine, tout acte contraire aux Écritures.
La lumière de Dieu contraste aussi et surtout avec les ténèbres « du
dehors », celles de l’enfer [cf. Matthieu 8.12]. À part ceux qui seront
dans la Jérusalem céleste, tous les autres seront dans les ténèbres les plus
épaisses qui soient.
Bien qu’il puisse y avoir une manifestation physique, cette
lumière est la gloire de Dieu, c'est-à-dire la manifestation visible de tous
ses attributs. Dans l’Ancien Testament, la gloire de Dieu remplissait
occasionnellement le temple de Jérusalem [Exode 40.34-35]. Dans la nouvelle
Jérusalem, la gloire de Dieu ne sera pas ponctuelle mais permanente.
Jésus est présenté comme l’Agneau. Nous avons déjà été informés
que cet Agneau est ressuscité [Apocalypse 7.13]. Ici, il est présenté comme la
lampe, le flambeau. C’est par le Christ immolé et ressuscité que Dieu fait
resplendir sa lumière éclatante [cf. Hébreux 1.3].
Sachons que toutes les aspirations de nos cœurs seront
rencontrées dans la nouvelle création. Nous n’envierons plus rien puisque nous
serons parfaitement heureux avec notre Sauveur et tous ensemble.
Le verset 27 contraste aussi avec Babylone en ce que cette ville
rebelle accueillait tout ce qui est impur, alors que la Nouvelle Jérusalem est
radicalement sainte.
Seigneur, toi qui étais, toi qui es et qui viens, tu fais toute
chose à merveille. Tu prépares pour tes enfants un héritage qui ne peut ni se
corrompre, ni se souiller, ni se flétrir et qui nous est réservé dans les cieux.
Nous te louons pour Jésus-Christ qui a manifesté ta gloire sur
cette terre et par qui nous pouvons contempler tes attributs parfaits. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
