MÉDITATION DU 16 SEPTEMBRE 2025
Lecture : Deutéronome 22.22 – 23.1
Pour le chapitre 23 du Deutéronome, la
numérotation des versets varie d’une version de Bible à une autre.
Dans ces versets, il est question du
mariage. La première consigne concerne l’adultère [Deutéronome 22.22]. La peine
de mort infligée aux partenaires nous montre qu’ils sont tous deux entièrement
responsables de leur péché. L’adultère est extrêmement violent émotionnellement
pour celui ou celle qui est trompé. Savoir que son mari ou son épouse est allé
au lit avec quelqu’un d’autre brise complètement toute la famille. C’est une
trahison et un rejet.
En plus du conjoint trompé, les enfants
paient un cher prix. Les parents doivent être des modèles de fidélité et un
parent qui commet l’adultère est en train d’enseigner aux enfants que le
mariage n’a pas une grande valeur. Il transmet le mensonge, le péché par voie
d’exemple.
Le texte
distingue entre deux situations. La première concerne un adultère démontré par
le fait que la femme n’a pas crié. L’homme était automatiquement condamné. Le
silence de la femme l’inculpait et l’empêchait de prétexter le viol si ça
s’était passé en ville [Deutéronome 22.23-24]. Par contre, si la chose s’était
passée à la campagne, il est possible que la femme ait crié à l’aide sans que
personne ne l’entende. Dans ce cas, elle n’était pas accusée [Deutéronome
22.25-27].
Une autre situation est décrite [Deutéronome
22.28-29] et plusieurs commentateurs y voient un homme qui a séduit une femme.
L’idée du viol est écartée. Puisque ni l’homme ni la femme ne sont mariés, il
ne s’agit pas d’un adultère mais d’une relation sexuelle hors mariage. Cette
loi démontre que ce geste est moins grave que l’adultère pour lequel les
personnes devaient subir la peine de mort. Dans le cas de deux personnes non
mariées, si elles couchaient ensemble, elles devaient se marier.
La section se
termine par l’interdiction pour un homme de prendre la [deuxième] femme de son
père pour coucher avec. Paul juge très sévèrement ce péché [1 Corinthiens 5].
Tout ceci
nous montre encore une fois l’importance du mariage. On ne joue pas avec la
sexualité. Tout doit se passer à l’intérieur du mariage. Autant pour ceux qui
sont mariés que ceux qui ne le sont pas, nous devons tous préserver la sainteté
de la sexualité et du mariage.
Seigneur
Dieu, toi qui nous as donné un corps pour que nous te glorifiions dans ce
corps, donne-nous de vivre dans la sainteté, c'est-à-dire dans la conformité à
ta loi. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
