MÉDITATION DU 24 JANVIER 2025
Lecture : Philippiens 4.5
Paul exhorte à la douceur. Il se peut que Paul ait saisi l’occasion
de la situation conflictuelle entre Évodie et Syntyche [cf. Philippiens 4.2]
pour exhorter sur l’importance de la douceur.
Le mot grec évoque davantage que l’usage du mot français. Outre
la douceur, les notions de modération, d’indulgence, d’équité, font partie du
champ sémantique du mot.
La douceur ne se réduit pas à diminuer les décibels dans nos
paroles. Il s’agit de ne pas violenter son prochain, ni verbalement, et encore
moins physiquement. Cependant, la douceur requise ne signifie pas que nous devrions
éviter de confronter un frère ou une sœur qui doit être exhorter face à un
péché, ni éviter de présenter l’évangile à un non chrétien sous prétexte qu’il
est hostile. La douceur ne remet pas en question le contenu. Elle cible plutôt
la forme, l’approche à prendre.
Il se peut que nous soyons parfois prompts à répondre parce que
nous sommes dans une situation stressante. Et dans ces situations, nous ne
maîtrisons pas toujours nos paroles ne l’approche. Le ton n’est pas irénique.
Dans de tels cas, il est préférable de se retirer et d’attendre d’avoir une disposition
adéquate pour parler à l’autre.
Le but de mes paroles et mes actions doit toujours être l’édification
de mon frère, ma sœur. Si je sais que je n’édifierai pas, je suis mieux de
reculer et d’aller vers le Seigneur pour qu’il me donne un esprit bien disposé.
Ça fait partie de la maîtrise de soi. Si quelqu’un manque de sagesse, qu’il la
demande à Dieu [Jacques 1.5].
Ceux qui se réjouissent dans le Seigneur [cf. Philippiens 4.4]
gardent en tête la perspective biblique en toute situation, ce qui favorisera
une attitude fraternelle.
Paul ajoute 3 mots en grec traduits par « Le Seigneur est
proche ».
Certains exégètes y voient une proximité relationnelle. Comme le
Père qui est proche de ses enfants. D’autres y voient plutôt une proximité
temporelle. Jésus revient bientôt. Bien que ces deux affirmations soient
totalement vraies, nous pensons qu’il s’agit d’une proximité temporelle en
raison du contexte [Philippiens 3.20-24]. Il s’agirait donc du retour de Jésus-Christ.
À quoi bon les querelles, les tensions, alors que le Seigneur
revient ? À quoi bon revendiquer des droits et des privilèges ici-bas alors que
notre cité est dans les cieux ?
Père céleste, dispose nos cœurs non seulement pour t’adorer mais
aussi dans toutes nos relations. Pardonne nos humeurs pécheresses et donne-nous
de nous aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
