MÉDITATION DU 23 JANVIER 2025
Lecture :
Philippiens 4.4-5
Paul demande que les chrétiens se
réjouissent. La question se pose à savoir si la joie se commande ou si elle ne
devrait pas tout simplement jaillir d’elle-même. L’usage de l’impératif répond.
La joie est commandée [cf. 1 Thessaloniciens 5.16]. Dans les Écritures,
l’expression « réjouissons-nous » et « réjouissez-vous »
revient à 22 reprises.
L’exhortation à la joie ne signifie pas
l’absence de pleurs. Jésus a pleuré [Luc 19.41 ; Jean 11.35 ; Hébreux 5.7], et
pourtant, il désirait que sa joie soit complète en nous [Jean 15.11].
En fait, la joie ne supprime pas toutes
les larmes. La joie les transcende. Alors que j’étais jeune garçon, j’ai vu ma
grand-mère pleurer parce que sa sœur allait se faire amputer une jambe en
raison de son diabète. Et ma grand-mère nous a dit qu’elle pleurait pour sa
sœur, mais qu’en même temps, elle était heureuse parce que sa sœur était
soignée et que cette amputation allait lui permettre de vivre plus longtemps.
Frères et sœurs. Les larmes font partie
de notre réalité. Il y a des deuils, des souffrances, et ce n’est qu’au retour
de Jésus-Christ que toute larme sera essuyée [cf. Apocalypse 21.4].
Il ne s’agit pas ici de commander une
émotion dénuée de sens. Les exhortations ne concernent pas seulement le fait de
se réjouir mais aussi pourquoi nous devons nous réjouir. Plusieurs occurrences
nous dirigent vers l’objet de notre joie. C’est en regardant ce que Dieu fait et
fera pour nous que nous trouvons la joie [cf. Deutéronome 16.11 ; Ésaïe 25.9 ;
65.18 ; Joël 2.23 ; Apocalypse 19.7].
Paul dit « réjouissez-vous
toujours DANS LE SEIGNEUR ». La version Semeur rend le verset par : « Réjouissez-vous
en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous ». Bien que cette version
de la Bible tombe parfois dans l’interprétation qui dépasse le devoir du
traducteur, ceux qui l’ont traduite ont bien compris ce que signifie « dans
le Seigneur ».
Si ma joie est affectée, voire absente,
est-ce possible que ce soit en raison de mes regards qui sont tournés ailleurs que
sur Jésus-Christ, sa personne et son œuvre ? Quand je considère l’ensemble
du salut, comment pourrais-je ne pas exalter de joie et d’allégresse.
Donc, il ne s’agit pas de forcer la
joie de manière artificielle et théâtrale mais plutôt de nous réjouir en raison
de qui nous sommes en Jésus-Christ. Nous sommes ses brebis, ses cohéritiers, et
ce, pour l’éternité.
Père céleste, Jésus a prié pour que
nous ayons sa joie parfaite [Jean 17.13]. Rends-nous conscients de plus en plus
de tous les privilèges qui sont nôtres en ton Fils, et que nos cœurs débordent
de reconnaissance et de joie. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
