MÉDITATION DU 9 SEPTEMBRE 2022

9 SEPTEMBRE 2022

 

Lecture : 2 Pierre
3.3

 

L’expression « les
derniers jours » ne renvoie pas aux derniers moments qui précéderont le retour
de Jésus-Christ [voir Actes 2.17 ; 1 Corinthiens 10.11 ; Hébreux
1.2 ; 9.26]. Elle signifie que la ligne du temps de la création est rendue
à l’accomplissement de tout ce qui avait été annoncé depuis la création du
monde.

 

L’interprétation
voulant que la fin des temps soit la courte période qui précèdera immédiatement
le retour du Christ ne résiste pas à l’étude des textes ci-haut mentionnés.
Parmi les théologiens, plusieurs y voient toute la période de l’Église.
D’autres pensent qu’il s’agirait de la fin de la période de l’ancienne alliance
et du judaïsme qui s’est terminée à l’an 70 avec la destruction du temple de
Jérusalem. Personnellement, c’est cette dernière proposition que je trouve la
plus convaincante à la lumière des textes. Ceci dit, il y a toujours eu des
moqueurs et il y en aura jusqu’au retour du Christ.

 

Fornberg souligne
l’ironie à savoir que ceux qui se moquent du retour de Jésus-Christ se trouvent
à en montrer l’imminence par leur simple présence. Le Seigneur a déjà averti
qu’il se moque des moqueurs. Attention, ce n’est pas que Dieu les trouve drôles
ni qu’il fasse des blagues sur eux. En fait, il les trouve ridicules. Il s’en
moque comme un bon joueur de hockey va se moquer du joueur adverse pour le
déjouer. Ainsi, le Seigneur parvient toujours à contourner ses ennemis.

 

Ces moqueurs
marchent selon leurs propres convoitises. C’est donc qu’ils vivent selon leurs
pulsions charnelles. C’est la folie. Ils se moquent du Dieu créateur pour se
fier à leur chair. Ils ne veulent pas de Dieu comme maître, comme Seigneur,
afin de jouir de leur pseudo-liberté. Mais en réalité, puisqu’ils sont pécheurs
et qu’ils sont leur propre maître, ils obéissent à un maître pécheur qui est
leur propre chair. Ils ne sont pas libres, mais esclaves de leur propre péché.

 

Sans s’en rendre
compte, les moqueurs confirment notre appartenance au Seigneur. Nous vivons
dans un monde qui se moque de Dieu [Psaume 1.1]. Les expressions varient, le
fond est le même.

 

Nous devons nous
attendre à recevoir des moqueries des non croyants [2 Rois 19.21 ; Psaume 22.8
; 35.16 ; 123.4]. Si les gens se moquent de nous pour notre foi, ne soyons pas
gênés et ne nous sentons pas diminués. Rappelons-nous que le Seigneur se moque
des moqueurs [Psaume 1.2 ; 59.9 ; Proverbes 3.34].

 

Quand j’étais à l’école,
il y avait des enfants qui se moquaient de ceux qui étaient studieux. Devenus
adultes, plusieurs de ceux qui étaient studieux ont obtenu de bons emplois
alors que les paresseux, ceux qui se moquaient des études pour préférer le jeu,
ont été contraints d’accepter des emplois moins bien rémunérés. Un jour, la
moquerie du passé se transforme en triste réalité. C’est vrai qu’avoir un
emploi moins bien rémunéré est quand même bien. Mais j’apporte cette
illustration pour faire ressortir qu’un jour, les moqueurs ne riront plus du
tout. Ils auront des pleurs inconsolables pour l’éternité.

 

Et nous, qui
auront été l’objet des railleries pour avoir cru, seront dans la félicité
éternelle auprès de notre Dieu. Là où toute larme sera essuyée.

 

Père éternel,
merci de nous rappeler ces choses. Donne-nous de faire face au mépris, aux
moqueries des non chrétiens, avec ta perspective. C’est en toi que nous
espérons et nous avons cette assurance qu’un jour, nous serons avec toi
éternellement, là où il n’y aura pas de moqueurs, personne pour te mépriser. Amen
!

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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