MÉDITATION DU 3 AOÛT 2022
3 AOÛT 2022
Lecture : 1 Pierre
4.7-9
Pierre adresse
quelques exhortations dans ces versets.
LA PRIÈRE [v. 7]. L’apôtre éveille les chrétiens à l’imminence de la fin de
toutes choses. Le mot fin a plus le sens de conclusion, de plénitude, comme
dans l’expression arriver à ses fins. Il s’agit de la conclusion de cette
création-ci.
Puisque notre
existence actuelle est temporaire, nous devons la vivre dans la modération afin
de ne pas nous laisser distraire et perdre de vue le but de notre séjour
terrestre. Ainsi, si nous évitons les distractions de ce monde, nous aurons du
temps pour nous adonner à la prière.
L’AMOUR [v. 8]. Le “avant tout” qui introduit l’amour nous rappelle qu’il est
le lien de la perfection [Colossiens 3.14] et que sans l’amour, nous ne sommes
que des airains qui résonnent [1 Corinthiens 13.1]. L’amour est la plus grande
vertu [1 Corinthiens 13.13] et il ne cessera jamais [1 Corinthiens 13.8]. Nous
sommes encore aux prises avec le péché dans nos vies et seul l’amour peut nous
permettre de vivre ensemble dans l’harmonie.
Pierre cite
Proverbes 10.12 et rappelle que l’amour couvre une multitude de péchés. On a
parfois conclut de ce verset que les péchés doivent être couverts même s’il n’y
a pas de repentance. D’abord, l’apôtre Jacques cite ce même verset des
Proverbes pour l’appliquer dans le cas où un chrétien ramène son frère qui
s’est égaré.
Ceci dit, nous
devons préciser que les péchés ne sont pas tous égaux. Sous l’ancienne alliance,
certains péchés méritaient la peine de mort alors que d’autres pouvaient être
expiés par un sacrifice au temple. Il en est de même dans l’Église. Il est
évident qu’on ne mènerait pas un frère en discipline pour une addiction aux
boissons gazeuses. Il faut que le péché soit suffisamment sérieux pour le
traiter dans un processus disciplinaire. Bénétreau écrit que « contrairement
à la haine, l'amour du prochain pardonne, oublie les fautes de celui-ci, et
arrête ainsi le développement des tensions et des luttes ».
L’HOSPITALITÉ [v. 9]. Le mot grec est composé de deux racines signifiant
l’amour des étrangers. Pierre demande que cet accueil se fasse entre frères, même
étranger [cf. 3 Jean 1.5]. À l’époque, il y avait les apôtres et des délégués apostoliques
qui exerçaient un ministère itinérant. Ils avaient besoin d’être hébergés. Quand
un chrétien accueille, supporte un serviteur de Dieu, ce chrétien devient
co-ouvrier avec lui [3 Jean 1.8].
Frères et sœurs,
nous avons des moyens concrets d’être au service du Seigneur. La prière, l’amour
pour les frères et sœurs et l’hospitalité, le soutien des ouvriers, voilà de
belles occasions. Puissions-nous être fidèles dans ces choses.
Bon Père céleste, nous
voulons ressembler à Jésus-Christ, lui qui nous a aimés alors que nous étions
des étrangers [Colossiens 1.21]. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
