MÉDITATION DU 8 DÉCEMBRE 2021

MÉDITATION DU 8 DÉCEMBRE 2021 

 

Lecture : Deutéronome 19.1-13 

 

La consigne des villes de refuge avait déjà été vue en Deutéronome 4.41-43. Celui qui avait commis un meurtre par inadvertance pouvait se réfugier dans une de ces villes attitrées. 

 

Cette règle démontre que la loi de Dieu est réaliste et qu’elle tient compte des situations accidentelles. C’est réaliste de prévoir qu’une mort peut arriver par accident. Et c’est aussi réaliste de penser que la famille du défunt pourrait vouloir se venger. Cette loi concerne ces deux éléments. 

 

Il devait y avoir suffisamment de ces villes et qu’elles soient très accessibles [Deutéronome 19.2-3] afin que le meurtrier puisse facilement s’y rendre. Nous constatons que le Seigneur a pris toutes les dispositions afin que la justice soit applicable tout en protégeant les innocents. 

 

Le 4e commandement interdit formellement le meurtre. Mais le Seigneur fait la distinction entre le geste volontaire et l’accident. Ceci nous montre que le Seigneur s’intéresse aussi aux intentions. 

 

Si celui qui a commis un meurtre accidentellement est vengé par la famille du défunt, le risque d’escalade est grand. En effet, la famille du meurtrier risque à son tour de vouloir se venger en tuant à son tour la famille du défunt. Alors que le pays béni doit être un pays de paix. 

 

Par contre, si le meurtrier avait démontré de la haine auparavant vis-à-vis la victime [Deutéronome 19.4, 11], son plaidoyer ne sera pas retenu et il devra subir la peine de mort. La raison est que la haine est un péché qui mène au meurtre [1 Jean 3.15]. Non pas que la haine conduise toujours au meurtre, mais tout meurtre délibéré débute par une haine. Cette haine est considérée comme un motif du crime. 

 

Si le meurtre est si grave, c’est parce que l’homme est créé à l’image de Dieu [Genèse 9.6-7]. Le meurtre est donc un péché contre Dieu et pas seulement contre la victime. 

 

Le peuple de Dieu doit travailler pour la vie de son prochain. Dieu protège ceux qui tuent par pur accident mais celui qui a de la haine et qui tue son prochain ne doit pas vivre dans une société qu’il cherche à détruire.  

 

On entend parfois l’argument que la peine de mort est inconséquente puisqu’on imposerait le même châtiment que le crime qui est reproché. Ce raisonnement paraît logique mais ne résiste pas à la réflexion. D’abord, la loi du talion, « œil pour œil, dent pour dent », demeure. Lors du jugement, elle sera bien appliquée. Celui qui aura eu honte de Dieu, Dieu aura honte de lui [Marc 8.38]. Celui qui rejette Dieu sera rejeté par Dieu. 

 

Mais aussi, si ce raisonnement tenait la route, ça signifierait qu’on ne pourrait pas incarcérer une personne qui en a séquestré une autre. La réalité est que si la mise à mort criminelle doit être punie, c’est parce que la victime ne méritait pas la mort. C’est de l’injustice. Alors que le châtiment de la peine de mort est juste. 

 

Tout ceci nous montre la valeur de la vie. Et la plus grande démonstration de la valeur de la vie a été Jésus-Christ qui est mort, a été assassiné, pour nous donner la vie éternelle. Il n’a jamais eu de haine pour son peuple, mais que de l’amour, le plus grand amour qui soit. 

 

Merci Seigneur pour Jésus-Christ, pour sa vie, pour sa mort, pour sa résurrection, et pour la vie qu’il nous procure. Amen ! 

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville


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