​MÉDITATION DU 17 DÉCEMBRE 2025

17 DÉCEMBRE 2025

 

Lecture : Apocalypse 21.12b-14

 

Dans le temple de la nouvelle création, les noms des 12 tribus
d’Israël ainsi que ceux des 12 apôtres sont inscrits. Ceci fait ressortir que les
croyants de l’ancienne alliance et ceux de la nouvelle ne forment qu’un seul
peuple, un seul temple spirituel. Ils sont unis dans une seule Jérusalem, la
céleste descendue du ciel. Nous avons un même héritage [Éphésiens 3.6 ;
Hébreux 11.39-40].

 

Il est pertinent ici de mentionner que des théologiens dispensationalistes
[comme Darby, Scofield et Ryrie] croient que les Juifs sauvés ont des promesses
éternelles terrestres, alors que l’Église a des promesses éternelles spirituelles
et célestes.

 

Ils concluent qu’il y a 2 nouvelles alliances. Une pour Israël et
l’autre pour l’Église. Chacune d’elles a des promesses différentes. Cette
pensée nous apparaît contraire aux données bibliques.

 

Le Seigneur n’a toujours eu qu’un seul peuple. Sous l’ancienne
alliance, ce peuple était mixte, c'est-à-dire qu’il comportait des élus et des
réprouvés. Mais ce peuple était une préfiguration du vrai peuple de Dieu
composé que de véritables croyants, qu’ils soient d’origine juive ou non.

 

Dieu n’a jamais eu deux peuples, Israël et l’Église. Cette
distinction n’est pas soutenable. Les apôtres étaient tous des Juifs ethniques convertis
à Jésus-Christ et pourtant, tout se considéraient comme dans l’Église de
Jésus-Christ.

 

Pourquoi les 12 tribus sont inscrites sur les portes alors que
les 12 apôtres le sont sur les fondements ?

 

Beale insiste sur le fait que cette disposition n'oppose pas l'Ancien
et le Nouveau Testament, mais les unit. Les portes sont le moyen d'entrée,
tandis que les fondements sont le support structurel.

 

Ensemble, ils illustrent comment l'Église est le « nouvel
Israël » eschatologique : les promesses anciennes fournissent le cadre
d'accès, mais leur accomplissement repose sur l'œuvre apostolique en Christ.

 

Sans les fondements apostoliques [cf. Éphésiens 2.20], la cité
n'aurait pas de stabilité ; sans les portes tribales, elle manquerait de lien
historique avec les alliances divines.

 

En bref, l’Église n’est pas séparée d’Israël. L’Église est Israël
restauré auquel ont été greffés les croyants d’origine non juive.

 

Les 3 portes aux 4 points cardinaux sont aussi chargées de
symbolisme. Il y a évidemment la produit de 3 et 4 qui rappelle les 12 tribus d’Israël.
Mais aussi, 3 symbolise l’accomplissement et la plénitude de Dieu alors que 4
signifie que des gens sont venus des 4 coins de la terre [cf. Marc 13.27], c'est-à-dire
de toute langue, toute nation, etc. [Apocalypse 5.9].

 

Nous devons garder à l’esprit qu’il s’agit de symboles. Le temple
est l’Église, la Jérusalem céleste qui s’est préparée comme une épouse.

 

Père éternel, nous te louons pour l’accomplissement de ton plan
parfait. Tu fais de tes enfants, en passant par Noé, Abraham, tous les
patriarches, Moïse, David, et tous les autres et avec tous les croyants depuis
la Pentecôte, un seul peuple, une même nation. Nous serons à la table avec
Abraham, Isaac et Jacob [Matthieu 8.11].

 

Merci pour le fondement apostolique qui nous permet de comprendre
la portée des promesses vétérotestamentaires. Garde ton peuple attaché à cet
héritage apostolique. Que toute notre vie soit un chemin vers cette cité aux
portes de cette glorieuses Jérusalem céleste. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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