MÉDITATION DU 13 OCTOBRE 2021
MÉDITATION DU 13 OCTOBRE 2021
Lecture : Deutéronome 5.17
Le 6e commandement rappelle à l’homme sa responsabilité de préserver la vie, la sienne comme celle des autres. Dans cette méditation, nous verrons la question du suicide et du suicide assisté.
Notre Dieu a donné à l’homme la responsabilité de prendre soin de lui-même, mais jamais de mettre un terme à sa vie. C’est la prérogative de Dieu de le faire.
En réalité, ceux qui prennent une telle décision se trouvent dans un profond et triste désespoir. Ils ne voient aucune solution et sont convaincus que la mort est plus supportable que la vie, que la mort est plus vivable que la vie.
La réalité est que rien ne dit que la mort met fin aux souffrances. La personne fait immédiatement face à Dieu. Sa mort n’a rien réglé.
La raison qui pousse certaines personnes à se suicider est la souffrance insupportable, qu’elle soit physique ou mentale. La personne se sent dans une impasse. Autrement dit, ce n’est pas seulement l’intensité de la douleur qui joue mais le fait de penser qu’elle ne cessera jamais. Et c’est vrai que certains sont dans des souffrances irrémédiables.
Le premier point sur le sujet est que le suicide est un péché. C’est contre la volonté de Dieu, contre sa loi. Ce point est important parce qu’il n’y a aucun bonheur à prendre la route inverse de ce que le Seigneur veut. Sa loi n’est jamais pour nous embêter et nous rendre malheureux. Bien au contraire. Il n’y a de joie que dans les voies du Seigneur.
Le deuxième point répond à la question de la réalité de la souffrance en lien avec un Dieu de bonté. Comment croire que Dieu soit bon ou même qu’il existe alors que le monde est plein de souffrance ?
En fait, c’est la désobéissance d’Adam qui a placé le monde dans la souffrance et le désordre. Ce n’était pas la situation du monde créé avant la chute de l’homme [Genèse 3.16-19].
Mais aussi, la souffrance a un sens pour le chrétien. Si Jésus a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes [Hébreux 5.8], c’est la même chose pour nous. La souffrance est l’atelier de Dieu pour sanctifier ses enfants, pour nous modeler. La souffrance rehausse la valeur de la persévérance dans l’obéissance du chrétien. Autrement dit, le chrétien qui persévère en dépit de ses souffrances démontre avec plus d’intensité la solidité de sa foi.
Finalement, pour le chrétien, il y a toujours de l’espoir. Il sait que les souffrances actuelles seront suivies de la gloire de vivre avec le Seigneur pour l’éternité [Romains 8.18]. Celui qui se suicide prend la place de Dieu sur sa vie. C’est le contraire de la foi.
L’évangile est le seul espoir, la seule espérance de l’homme. Il offre un sens à tout ce que nous vivons sur cette terre, même les pires souffrances, et il ouvre un horizon glorieux pour l’éternité. Croyez en Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés, confiez-lui votre vie et il vous sauvera. C’est le seul message efficace pour la prévention du suicide. C’est la seule façon de vivre dans la dignité, et quand le moment de notre mort arrivera, selon ce que le Seigneur a décidé, nous mourrons dans la dignité.
Comme je l’ai dit hier, c’est un sujet sensible et je connais quelques personnes qui ont vu de leurs proches se suicider. Et je compatis avec ces familles. Je ne veux condamner personne, mais seulement présenter la perspective biblique qui est la seule à offrir l’espoir nécessaire.
Père céleste, nous te louons pour Jésus-Christ qui nous donne la vie à nous, chrétiens, qui donne un sens à nos souffrances, qui nous transforme par celles-ci [Jacques 1.2-4] et qui nous donne l’espérance de la vie éternelle. Je te prie pour ceux qui sont désespérés, puisses-tu te révéler à eux afin qu’ils découvrent l’évangile de Jésus-Christ et qu’ils aient la même espérance que nous, tes enfants. Amen !
Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
