MÉDITATION DU 12 OCTOBRE 2021
MÉDITATION DU 12 OCTOBRE 2021
Lecture : Deutéronome 5.17
Le 6e commandement porte sur la vie. Il faisait déjà partie de l’alliance de Dieu avec Noé [Genèse 9.6]. L’homme a la responsabilité de préserver la vie et seul Dieu a la prérogative de mettre fin à la vie de l’homme.
Ce sujet est très délicat en raison des applications que nous devons faire. Il y a 3 pratiques que notre société accepte et qui constituent des transgressions à ce commandement : l’avortement, le suicide et le suicide assisté. Et c’est d’autant plus délicat que je connais des personnes qui ont fait le choix de l’une ou l’autre de ces 3 pratiques.
Je pleure les drames que ces personnes vivent. Pour cette méditation-ci, nous ne verrons que la première application, celle de l’avortement. Celle-ci doit être réfléchie à partir d’une première question. Est-ce que l’embryon est un être humain ? La Bible répond par l’affirmative [Psaume 139.16]. L’être humain est à l’image de Dieu [Genèse 1.26], il ne le devient pas. Mettre fin à la vie d’un embryon c’est mettre fin à la vie humaine.
L’avortement est pratiqué la plupart du temps pour une des trois raisons suivantes : 1. problème de santé, 2. viol, 3. caprice de la mère et/ou du père. Nous compatissons grandement avec les situations 1 et 2. Même si la vie de la mère ou de l’enfant est très sérieusement menacée, les éthiciens chrétiens ne s’entendent pas à savoir si l’avortement est justifié. Certains disent qu’il faut tout simplement laisser Dieu agir dans cette situation, d’autres plaident, sur la base que le Seigneur a mandaté l’homme pour agir en faveur de la vie, que le corps médical doit prendre une décision, le moindre des maux.
La question de la femme victime du viol, même par inceste, ne devrait pas conduire à l’avortement. Je m’empresse d’exprimer ma très grande compassion pour les femmes qui ont subi une telle horreur. Mais à partir du moment où nous reconnaissons que l’embryon est un être humain à part entière, il n’est pas plus légitime de mettre un terme à sa vie qu’il le serait après sa naissance. Autrement dit, si nous ne pouvons pas tuer un humain sorti du ventre de sa mère, nous ne le pouvons pas avant. L’enfant à naître a plutôt besoin de sa mère plus que tout.
L’argument courant qui veut que c’est le corps de la femme et que c’est à elle de décider ne passe pas le test des Écritures. Quelqu’un a déjà dit qu’un corps a deux bras, deux jambes, une tête, etc. Or, la femme enceinte a en double. Et la raison est qu’il y a deux corps. De plus, l’idée que le corps appartient à la personne elle-même n’est pas biblique. Tout appartient à Dieu [Psaume 24.1]. Par conséquent, ni le corps de la femme ni le corps de l’enfant n’appartient à la mère.
La femme qui songe à l’avortement par égoïsme [carriérisme, loisirs, etc.] devrait se détourner d’elle-même et penser à son enfant.
Et pour la femme qui a subi un viol, elle a vécu un drame horrible qu’elle n’a pas choisi. Ceci dit, l’avortement n’est pas la solution. L’avortement est un geste de désespoir. Votre seul espoir n’est pas dans la mise à mort de votre enfant. Il est en Jésus-Christ seul.
Et pour celles qui auraient déjà subi un avortement, bien que votre geste reçoive un verdict sévère des Écritures, sachez que la grâce de Dieu est pour tous les pécheurs repentants. Ne restez pas avec cette mauvaise décision. Notre Dieu pardonne et sa grâce surabonde là où le péché a abondé [Romains 5.20]. Le salut que Jésus-Christ offre libère les repentants du péché.
De son côté, l’Église doit bien réagir lorsqu’elle est devant une telle situation. L’Église doit tendre la main et prendre tous les moyens pour aider la femme en détresse. Elle doit aider. Se précipiter dans la dénonciation sans secourir ne reflète pas du tout le Seigneur.
Père céleste. Je te prie pour toutes ces femmes qui sont en détresse, qui ont été violée. Je te prie qu’elles trouvent la guérison en toi. Et pour celles qui agiraient par égoïsme, je te prie de les sauver d’elles-mêmes. Finalement, donne à ton Église d’agir comme Jésus le ferait, avec compassion et vérité. Amen !
Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
