MÉDITATION DU 18 JUILLET 2026
Lecture : Psaume 44
* Veuillez noter que
la numérotation des versets de ce psaume diffère d’une version à l’autre.
Nous avons vu au psaume 43 que les fils
de Qoré qui ont écrit ce psaume avaient la foi en Dieu contrairement à leur
ancêtre Qoré. Dans le psaume 44, ils s’associent à « leurs pères
fidèles », c'est-à-dire les ancêtres qui ont cru et dont les actions
exprimaient leur foi au Dieu d’Israël [v. 2].
Ces ancêtres ont raconté l’œuvre de
Dieu. Combien il est important que nous ayons une vision, une compréhension
intergénérationnelle de la foi, du crédo des Écritures. Les premières personnes
qui nous sont confiées sont nos enfants et nous avons la grande responsabilité
de leur transmettre la doctrine biblique [Deutéronome 6.6-7 ; Éphésiens 6.4].
Le Seigneur nous confie une triple
mission. 1. L’adoration due à Dieu [Jean 4.23 ; Éphésiens 1.6, 12, 14]. 2.
L’édification des croyants [Actes 9.31 ; Romains 15.2]. 3. L’évangélisation des
incroyants [Matthieu 5.15-16 ; 1 Pierre 3.15]. Et quand le Seigneur reviendra,
alors que notre mission actuelle sera terminée, nous déposerons nos couronnes
au pied de l’Agneau en reconnaissant que c’est le Seigneur qui a tout fait.
Bien qu’il le fait par nous, c’est lui qui le fait [Psaume 44.3-4, 6-8].
Reconnaître la royauté de notre Dieu
[v. 5], c’est reconnaître sa souveraineté sur tout ce qui existe, sur tout ce
qui arrive, et c’est reconnaître son droit absolu sur toute chose.
Le salut de Jacob [v. 5] était d’abord
apprécié comme étant la victoire d’Israël sur les nations ennemies, les
adversaires [v. 6, 8]. Mais ultimement, le grand ennemi, Satan, ne pouvait être
défait par nos bras. Les seuls bras qui pouvaient vaincre cet ennemi sont ceux
mis en croix lorsque Jésus expia nos péchés sur le Calvaire. Et c’est là notre
vrai salut.
Nous méditons ces choses et elles nous
poussent à glorifier et célébrer notre Dieu [v. 9].
Oups ! Il y a un CEPENDANT [v.
10]. Dieu a rejeté son peuple [v. 10-17]. Et le plus surprenant, c’est que ce
n’était pas mérité [v. 18-22]. Mais alors pourquoi ? Nous pensions que ces
choses étaient malédiction réservée à ceux qui désobéissent ! Pourtant,
les clauses de l’alliance promettaient la bénédiction pour ceux qui demeurent
fidèles [Deutéronome 28.1-14].
La réponse est au verset 23 du psaume
44. Ces souffrances n’étaient pas des malédictions mais des persécutions. C’est
l’application que Paul fait du verset [Romains 8.36]. Le chrétien confond
parfois malédiction, châtiment, épreuve et persécution.
Pour le chrétien, il n’y a aucune
malédiction puisque Jésus les a subies entièrement à notre place [Romains 8.1 ;
Galates 3.13]. Pour leur part, les châtiments ne jouent jamais contre nous. Ils
viennent de notre Père céleste qui nous corrige, c'est-à-dire qui nous ramène
dans la droiture. Elles sont bénédictions. Finalement, les persécutions sont
glorieuses parce qu’elles s’inscrivent dans notre union au Christ [Romains
8.17].
Ces épreuves peuvent avoir un goût de
mort [Psaume 44.24-27], mais le Seigneur en délivre toujours ses enfants.
Seigneur Dieu, donne-nous de méditer ta
Parole et de la raconter à nos enfants, et aux personnes autour de nous. Ouvre
nos bouches pour qu’elles soient autant d’instruments de transmission de
l’évangile.
Je te prie pour tous mes frères et
sœurs, donne-nous de déposer à tes pieds tous nos hommages en reconnaissant que
c’est toi qui fais ton œuvre, et donne-nous d’apprécier que c’est tout un
privilège d’être participants à celle-ci.
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
