MÉDITATION DU 4 MAI 2026
Lecture : Jonas
3.3
Dans la méditation précédente, nous
avions vu que l’Éternel adressa à Jonas le même ordre que Jonas avait rejeté au
début : « Lève-toi, va à Ninive ». Cette fois, Jonas obéit. Ce
n’est plus dans un poisson que le prophète passera les prochains jours mais à
Ninive.
L’enfant de Dieu qui désobéit ne peut
le faire que pour un temps. L’idée que l’homme ait un libre-arbitre est souvent
vue comme une autonomie pouvant contrer la volonté de Dieu et l’empêcher
d’exercer sa souveraineté.
La Bible ne dit jamais que l’homme a un
libre-arbitre. C’est vrai que l’homme a un arbitre, c'est-à-dire la capacité de
prendre des décisions. Or, cette capacité n’est pas libre. Elle est esclave du
péché, comme tous les autres aspects de l’individu [Jean 8.34].
Jonas a exercé sa capacité à prendre
des décisions pour s’éloigner de Dieu en fuyant sa mission. Mais tôt ou tard,
le Seigneur ramène sa brebis égarée, éloignée. Et il ne la ramène pas seulement
près de lui. Il la ramène dans l’obéissance et il la ramène dans son ministère.
L’apôtre Pierre a renié 3 fois Jésus et
ce dernier l’a rétabli dans son ministère. Pierre n’a pas perdu son apostolat
en raison de son péché. Et plus tard, Pierre a péché en réagissant
hypocritement. Pierre et des frères mangeaient ensemble, mais quand des
chrétiens d’origine juive sont arrivés, Pierre s’est retiré afin de ne pas être
vu en train de manger avec des frères d’origine païenne [Galates 2.11-14].
Malgré cela, Pierre n’a pas perdu son ministère.
Revenons à Jonas qui dut se rendre à
Ninive, la capitale de l’Assyrie. Cette ville prenait 3 jours à faire le tour.
Le texte dit que c’était une grande ville « devant Dieu ». Selon
certains théologiens, cette grandeur de la ville signifie qu’elle avait une
grande valeur pour Dieu. Elle n’était pas une fourmilière à écraser mais un
peuple précieux à sauver.
Jonas entra dans la ville. Il n’est pas
resté à la porte de la ville mais s’y engagea pleinement. La fuite aurait été
facile s’il était demeuré à la porte. Mais en entrant pour en faire le tour, il
s’est placé en situation vulnérable. Nous ne réalisons peut-être pas ce que ça
représentait, mais c’était comme si un missionnaire de notre Église en Occident
voulait entrer dans une ville musulmane très hostile aux chrétiens pour
évangéliser.
L’obéissance comporte des risques.
Risques de perdre son emploi, des relations familiales, risque d’être jugé par
les autres.
Ces versets nous enseignent que celui
qui veut obéir au Seigneur doit être prêt à perdre même sa vie [cf. Marc
8.34-35 ; Jean 12.24-25 ; Apocalypse 12.11].
Seigneur Éternel, merci d’être le Dieu qui nous relève et nous
redonne une mission, même après nos fuites. Comme Jonas, donne-moi la force de
me lever et d'aller là où tu m'envoies, vers les personnes auxquelles tu me
demandes de présenter l’évangile, sans discuter ta volonté.
Enlève de mon cœur toute crainte face à l'immensité des défis ou
à l'hostilité de mon entourage. Que ma bouche proclame ta vérité avec courage,
humilité et renoncement.
Seigneur, utilise-moi comme un instrument d'avertissement et
d'espoir pour ceux qui marchent vers la ruine. Que ton Esprit touche les cœurs
afin qu'ils saisissent ton offre de grâce. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
