​MÉDITATION DU 30 MARS 2026

30 MARS 2026

 

Lecture : Jonas
2.6-7

 

* Veuillez noter que
la numérotation des versets diffère d’une version à l’autre.

 

Les images que Jonas utilise dans sa
prière de détresse expriment son impuissance face à sa situation. Dans sa fuite
vers Tarsis, il s’était cru puissant, bien en contrôle et capable de résister à
Dieu. Mais maintenant, il fait face à son impuissance.

 

Et c’est une très bonne chose. Le
Seigneur veut que nous sachions que, sans lui, nous ne pouvons rien faire. Il
veut aussi que nous comprenions que ses voies ne sont pas nos voies, ses
pensées ne sont pas nos pensées. Et c’est pourquoi nous devons abandonner notre
prétendue autonomie pour nous soumettre au Dieu de la vie.

 

Les métaphores dans la bouche de Jonas
représentent, dans la cosmologie hébraïque, les fondations mêmes du monde, le
point le plus bas possible. Jonas n'est pas seulement dans l'eau ; il est sous
le poids de la création toute entière.

 

Il semble que le fond du baril, pour Jonas
ce fut le fond des mers, soit pédagogique. Parfois, Dieu permet que nous
touchions le fond, non pas pour nous écraser, mais pour que nous ne puissions davantage
nous appuyer sur rien d'autre et sur personne autre que lui. Quand vous êtes
aux « racines » de votre problème, vous êtes enfin à l'endroit où Dieu
peut reconstruire vos fondations.

 

Jonas se sentait perdu. En fait, il
l’était. Seul le salut de Dieu pouvait l’en sortir. La dépression, le deuil ou
la conséquence d'une faute grave nous disent souvent : « C'est fini, tu ne
sortiras jamais de là ». Ce mensonge contredit les promesses de de vie de Dieu.

 

Jonas identifie le mensonge du
désespoir. Le « pour toujours » des circonstances n'est jamais le « pour
toujours » de Dieu. Les barres de la terre sont solides, mais elles ne font pas
le poids face à la puissance du Créateur.

 

C'est le pivot de toute l'histoire de
Jonas : « Mais tu m'as fait remonter ». Entre le verdict de mort et la
réalité de la vie, il n'y a qu'une seule variable : l'intervention divine.
Notez que Jonas appelle Dieu « l'Éternel, MON Dieu ».

 

Même dans la fosse [le mot hébreu
évoque la corruption ou le pourrissement], Dieu reste le Dieu de Jonas. Votre
situation actuelle peut être corrompue, mais votre alliance avec lui reste
intacte. Il est le spécialiste de l'extraction.

 

Au verset 7, l'âme de Jonas est «
abattue » [littéralement : elle s'évanouit]. C'est le moment où les forces
humaines s'éteignent. C'est alors qu'il se « souvient ».

 

Se souvenir n'est pas une simple
nostalgie, c'est un acte de volonté. C'est rappeler à son âme qui est Dieu
quand les sens ne voient que des ténèbres. La prière n'a pas besoin de force
physique pour voyager. Elle traverse les couches d'océan et de roche pour
atteindre le « saint temple ». Votre soupir le plus faible a une ligne directe
avec le trône de la grâce.

 

Seigneur Éternel, mon Dieu, je te loue
car aucune profondeur n'est trop obscure pour ta main. Quand je me sens enfermé
derrière les barres de l'inquiétude ou de mes propres échecs, et que le mot «
toujours » résonne comme une condamnation, je proclame « Mais Dieu ».

 

Tu es celui qui fait remonter ma vie de
la fosse. Quand mon âme s'évanouit et que je n'ai plus de mots, je veux me
souvenir de ta fidélité passée. Je professe que ton salut est l’œuvre de ton
Fils. Que ma prière, aussi fragile soit-elle, parvienne aujourd'hui, par la
médiation de ton Fils, dans ton saint temple. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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