​MÉDITATION DU 19 MARS 2026

19 MARS 2026

 

Lecture : Jonas 1.6-7

 

Dans les versets précédents, nous avons
vu Jonas s'endormir dans sa fuite. Mais le sommeil du pécheur n'arrête pas la
souveraineté de Dieu. Le texte nous montre le moment où le monde extérieur, et
la providence divine, viennent frapper à la porte de notre conscience. C'est
l'heure du réveil forcé.

 

C’est une scène d’une ironie cinglante
: un marin païen doit rappeler à un prophète de l’Éternel son devoir d’invoquer
Dieu. Jonas, qui possède la vérité sur le créateur du ciel et de la terre, est
le seul à bord à garder le silence.

 

Parfois, Dieu utilise des voix
séculières pour nous réveiller. Un collègue, un voisin ou une circonstance
imprévue vient nous poser la question : « Que fais-tu là ? »
Quand l'Église s'endort, Dieu peut faire parler les « marins » qui
nous entourent pour nous rappeler notre identité et notre mission.

 

Le mot employé par le capitaine
« Lève-toi » est exactement le même que celui que Dieu avait utilisé
au verset 2 : « Lève-toi, va à Ninive ». Jonas a essayé de fuir cet
ordre, mais il le retrouve au milieu de l'océan, dans la bouche d'un étranger.
On ne peut pas fuir la Parole de Dieu ; si vous refusez de l'entendre dans le
calme de l'obéissance, vous l'entendrez dans le chaos de la tempête. Le
« Lève-toi » de la discipline est souvent plus brutal que le
« Lève-toi » de l'appel initial.

 

Les marins s’en remettent au tirage au
sort pour connaître le coupable. Jonas fut débusqué.

 

Les marins, ayant épuisé les moyens
naturels, cherchent maintenant une cause spirituelle à leur problème physique. Le
tirage au sort était une pratique courante à l'époque. C'est une méthode de
chance ou de superstition du côté du non croyant. Mais du côté de Dieu et des
croyants, le Seigneur peut faire connaître sa volonté par ce moyen [Proverbes
16.33].

 

Vous pouvez vous fondre dans la foule,
payer votre billet comme tout le monde et essayer de passer inaperçu, mais la
main de Dieu sait désigner celui qui tente de lui échapper.

 

Jusqu'ici, Jonas n'était qu'un passager
parmi d'autres. Mais au verset 7, il est exposé. Le péché aime l'obscurité et
les cales de navires, mais Dieu aime trop ses enfants pour les laisser cachés
dans leur rébellion.

 

Être débusqué est une grâce douloureuse,
mais tout de même une grâce. C'est le moment où nous ne pouvons plus accuser la
malchance, l'économie ou ceux qui nous entourent. Le doigt de la providence
pointe vers nous et dit : « C'est de toi qu'il s'agit. » C'est le
début nécessaire de la repentance.

 

Jonas pensait que son voyage vers
Tarsis serait une affaire privée. Il découvre que Dieu mobilise les vents, les
capitaines et même les dés pour le confronter. Si vous vous sentez traqué par
les circonstances en ce moment, ne voyez pas cela comme une punition fatale,
mais comme la poursuite implacable d'un Dieu qui ne veut pas vous perdre.

 

Père céleste, nous comprenons que ta
main paternelle prend tous les moyens pour nous garder et nous ramener de nos
égarements. Tu es le maître des vents et des mers, de même que de toute ta
création. Tu es le maître des croyants comme des non croyants.

 

Comme tu l’avais dit à Jonas, tu nous
demandes de nous lever et d’obéir. Donne-nous de répondre humblement,
joyeusement et promptement à ton appel de service. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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