MÉDITATION DU 13 JUILLET 2025
Lecture : Deutéronome 5.20
Le 9e commandement concerne
les faux témoignages. Bien que ce commandement concerne d’abord les témoins
impliqués dans les procès, ce serait une erreur de ne pas étendre son
application.
Tout système de justice qui recherche
l’équité ne peut condamner autrement que par des preuves et/ou des témoignages
crédibles. Les témoignages n’étaient pas reçus sans examen. Les anciens
faisaient une enquête sur les témoins [Deutéronome 1.15 ; 19.18] qui devaient
être au nombre d’au moins deux [Deutéronome 19.15] pour que la culpabilité de
l’accusé soit établie.
Ce point est pertinent pour l’Église.
Lorsque des situations disciplinaires surgissent dans l’Église, on a tendance à
ne considérer que Matthieu 18.15-17. Or, le texte matthéen prend ses racines
dans les pratiques de l’Ancien Testament. Les anciens devraient toujours
superviser les processus disciplinaires puisqu’ils sont mandatés pour diriger
l’Église. Les situations disciplinaires n’échappent pas à cette responsabilité.
Le faux témoignage était puni. Celui
qui s’en rendait coupable recevait la peine qu’il avait voulu infliger à son
prochain en portant contre lui un faux témoignage. Par exemple, si quelqu’un
portait un faux témoignage de meurtre contre son prochain et qu’il était
démontré que c’est un faux témoignage, celui qui avait faussement accusé était
mis à mort, ce qui était la peine prévue en cas de meurtre.
Ce commandement devrait nous garder de
répandre des faussetés contre quelqu’un. Ça nuit à sa réputation. La Bible nous
met en garde contre les dangers d’une langue trompeuse [Proverbes 18.21].
Nombre de personnes ont blessé de leurs proches par des paroles qui sont
incrustées dans le cœur des victimes.
Ceux qui disent n’importe quoi, des
méchancetés, veulent nuire aux autres mais, en réalité, ne font que révéler
leur mauvais cœur puisque Jésus a dit que c’est de l’abondance du cœur que la
bouche parle [Luc 6.45].
Nous avons un bel instrument pour bénir
les autres, pour les encourager, pour leur communiquer la vérité, et c’est la
parole. Dieu a mis au pouvoir de ta langue la mort ou la vie. Que choisiras-tu
? Bénir ou maudire [Jacques 3.9-10] ?
Retenons l’exhortation de Paul :
« Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole malsaine, mais s’il y a
lieu, quelque bonne parole qui serve à l’édification nécessaire et communique
une grâce à ceux qui l’entendent » [Éphésiens 4.29].
Bon Père céleste, donne-nous de bénir
nos frères et sœurs non seulement en ne disant que ce qui est vrai mais aussi
en ne disant que ce qui construit. Garde-nous de la calomnie, de la médisance
et du bavardage. Purifie nos lèvres. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
