​MÉDITATION DU 16 FÉVRIER 2026

16 FÉVRIER 2026

 

Lecture : Galates
4.24-26

 

Nous avons vu dans la méditation
précédente qu’Agar était fertile et jeune, alors que Sara était stérile et très
âgée. Agar avait deux autres caractéristiques. Elle était l’esclave de Sara
[Genèse 16.1] et s’est retrouvée au désert [Genèse 21.14]. Et ces deux
caractéristiques servent l’allégorie de l’ancienne alliance puisque la nation
juive est dans l’esclavage de la loi qui a été donnée au désert.

 

Paul parle de l’ancienne alliance comme
étant celle du mont Sinaï, lieu du don de la loi. On le voit, Paul poursuit son
exposé où la loi ne procure pas le salut. Le mont Sinaï est devenu emblématique
de l’esclavage du péché et de la condamnation de la loi. L’auteur de l’épître
aux Hébreux oppose le mont Sinaï et la montagne de Sion pour faire ressortir
les mêmes contrastes allianciels.

 

Vous ne vous êtes pas approchés,
en effet, d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le
feu, ni de l’obscurité, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement
de la trompette, ni d’une clameur de paroles telle que ceux qui l’entendirent
demandèrent qu’on ne leur adresse pas un mot de plus. Car ils ne supportaient
pas cette injonction : Même si une bête touche la montagne, elle sera
lapidée. Et le spectacle était si terrifiant que Moïse dit : Je suis
épouvanté et tout tremblant. [Hébreux 12.18-21]

 

Ces versets rappellent l’horrible
contexte du don de la loi au Sinaï [Exode 19.12-18]. Cette ambiance visait à
démontrer aux Israélites que l’on doit craindre Dieu et que Dieu est un feu
dévorant [Exode 24.16]. Celui qui est conscient de son péché et de la sainteté
de Dieu a tout pour être troublé.

 

Mais heureusement, le Sinaï n’est pas
la seule montagne. L’auteur de l’épître aux Hébreux poursuit son exposé.

 

Mais au contraire vous vous êtes
approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem
céleste, des myriades d’anges ; de la réunion et de l’assemblée des
premiers-nés inscrits dans les cieux ; de Dieu, juge de tous ; des
esprits des justes parvenus à la perfection ; de Jésus, médiateur d’une
nouvelle alliance ; et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui
d’Abel. [Hébreux 12.22-24].

 

Alors que le Sinaï se trouvait en plein
désert, la montagne de Sion était au cœur de Jérusalem et c’est sur cette
montagne que le temple était situé. Sion était donc au cœur de la promesse et
du pays promis où coulent le lait et le miel, contrairement au désert.

 

Paul expose le même contraste en
présentant Agar et Sara comme allégorisant les deux alliances. Agar représente
la descendance biologique d’Abraham, c'est-à-dire la Jérusalem actuelle
[Galates 4.25].

 

À l’inverse, Sara représente tous les
chrétiens, et est donc représentative de la nouvelle alliance. Ce sont ceux qui
ont été libérés, qui jouissent de la liberté. C’est une des raisons pour
laquelle nous ne pouvons considérer que des non convertis puissent être
intégrés dans la nouvelle alliance puisque celle-ci est diamétralement opposée
à l’ancienne.

 

Et, encore une fois, nous devons rendre
grâce au Seigneur de nous avoir sortis de l’esclavage de la loi pour nous
donner la liberté en Jésus-Christ.

 

Père céleste, merci de nous avoir
libérés de cet esclavage qui nous enchaînait à la mort et la condamnation
éternelle, et merci de nous donner la vraie liberté en Jésus-Christ.
Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville


 

 

Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

Publications similaires