​MÉDITATION DU 6 FÉVRIER 2026

6 FÉVRIER 2026

 

Lecture : Galates
4.1-7

 

Paul vient maintenant appuyer le rôle
de précepteur de la loi par une illustration de la vie courante chez les
Gréco-romains, donc bien connue des Galates, pour enseigner sur le passage du
régime de la loi au régime de la foi.

 

L’ENFANT. Durant son enfance, l’individu vit comme un esclave.
C'est-à-dire qu’il doit être soumis. L’enfant n’a aucun pouvoir sur l’héritage
qui l’attend. Ce n’est qu’à l’âge adulte que l’individu sera dégagé de cette
condition et libéré afin d’entrer dans son héritage.

 

Le fait que le fils avait ce statut
filial avant d’être adulte nous montre l’élection. Ce n’est que lorsque l’homme
se convertit qu’il n’est plus sous la loi. Le fils était donc fils avant de se
convertir.

 

JUDAÏSME. Ici, Paul qualifie les rites de la loi juive comme des
principes élémentaires du monde. Autrement dit, les rites juifs ne sont rien
d’autre que des pratiques païennes. Avant la venue de Jésus-Christ, ces rites
avaient la fonction d’annoncer le Christ. Mais maintenant que le messie est
venu, ces rites ont perdu leur pertinence et leur rôle. Que ce soit un Juif qui
fait un sacrifice d’animal ou quelqu’un d’une autre religion, c’est la même
chose. Ce sont des rites païens.

 

Cette illustration démontre que
l’intention de Dieu n’était pas de garder son peuple sous le régime de la loi.
Cette situation était temporaire.

 

L’ESCLAVE. Si l’enfant ne diffère en rien d’un esclave, il n’est
cependant pas esclave. Il est fils. Et l’esclave n’est pas fils. L’esclave
illustre les hommes qui demeurent sous l’esclavage de la loi, alors que le fils
représente tous ceux qui se convertissent.

 

JÉSUS-CHRIST. Pour que nous puissions être adoptés, le Seigneur a
envoyé son propre Fils. Il est advenu d’une femme, se plaçant sous la loi afin
de racheter ceux qui étaient sous la loi. Autrement dit, il fallait que le Fils
se place sous la loi pour l’accomplir pour nous, son peuple et que nous
recevions l’adoption.

 

Notre adoption est glorieuse. Parce que
nous sommes des fils, Dieu envoya l’Esprit de son Fils qui crie Abba, Père en
nous. La formulation est chargée. Elle signifie que notre filiation par
adoption s’établit sur la filiation éternelle du Fils avec son Père. Ça nous
indique que la relation que Dieu établit avec nous est de même intimité que
celle qu’il a avec son propre Fils.

 

Le chrétien voit en Dieu son Abba. Le
terme indique une relation intime qui est telle que Dieu habite en nous par son
Esprit. Et certains milieux chrétiens justifient, à partir de ce titre, une
approche trop familière avec Dieu, c'est-à-dire en supprimant toute révérence.
Cette pensée est corrigée par le fait que, dans le Nouveau Testament, la
désignation Abba revient à 3 reprises, et elle est toujours suivie de Père
[Marc 14.36 ; Romains 8.15 ; Galates 4.6]. Et dans la Bible, la
notion de père demande le respect et l’honneur [Malachie 1.6]. Par conséquent,
le chrétien doit goûter à la proximité de Dieu dans une relation intime, mais
sans jamais tomber dans les familiarités, des privautés désinvoltes.

 

Père éternel. Merci de nous accueillir
dans ta famille. Merci d’être notre Père et de toujours nous traiter avec
affection. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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