MÉDITATION DU 21 JANVIER 2026
Lecture : Galates
2.18-21
Paul démontre l’absurdité que constitue
le retour aux rites juifs. Revenir à la loi après en avoir fini avec la loi
n’est d’aucune logique. Il est probable que Paul insère dans son épître
l’argumentation qu’il avait servie à Pierre lorsqu’il a péché à Antioche.
Paul expose la dimension juridique de
la loi. Il est mort à la loi. Le Christ a accompli toute la loi, y compris le
châtiment que prévoit la loi [Ésaïe 53.5]. L’union du croyant au Christ fait
que le croyant, sous l’aspect juridique, est considéré comme s’il avait
accompli toute la loi et subi le châtiment qu’il mérite. Le croyant a été
crucifié avec Christ [Romains 6.4-6 ; Galates 2.20], notre représentant.
« Juridiquement je ne suis plus
rien sous mon propre nom, mais tout sous le sien, c'est lui qui vit en moi ;
c'est pourquoi se chercher une justice propre, par l'observation de la loi,
c'est faire comme si le Christ était mort “pour rien” ». [Henri Blocher,
Doctrine du péché et de la rédemption, p. 301]
Nous, chrétiens, étions morts dans nos
péchés [Éphésiens 2.1]. La loi nous condamnait puisque nous avions péché. Nous
étions des enfants de colère [Éphésiens 2.3]. Jésus-Christ est venu accomplir
les exigences de la loi et a pris sur lui notre condamnation. Et nous qui
croyons sommes en Jésus-Christ. Cette position d’être en Jésus-Christ est
d’abord sur le plan juridique. Autrement dit, lorsque notre Père ouvre sa
filière pour regarder notre dossier, c’est l’œuvre de son Fils qui s’y trouve.
En Adam, nous étions dans l’alliance
des œuvres. Or, dans cette alliance, celui qui obéit à la loi de Dieu est béni,
et celui qui désobéit est maudit, il meurt. Ceux qui se convertissent à
Jésus-Christ deviennent membres de la nouvelle alliance. Et dans cette
alliance, c’est Jésus, le dernier Adam, qui est la tête. Il a accompli la loi
pour nous, à notre profit. Nous ne sommes plus sous la loi parce que, si
l’ancienne alliance en était une des œuvres, la nouvelle alliance est une
alliance de grâce.
Cette union au Christ n’est cependant
pas que juridique. Elle a aussi un impact spirituel. Notre mort à nous-mêmes a
comme but de vivre pour Dieu. C’est une vie d’une nature nettement différente
de notre vie passée. C’est la vie pour Dieu et la vie par Dieu, du fait que ce
n’est plus nous qui vivons mais le Christ qui vit en nous.
Père éternel, merci encore pour
Jésus-Christ, ton Fils unique. Merci de nous avoir justifiés, de nous avoir
imputé la justice de Jésus-Christ pour nous sauver. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
