MÉDITATION DU 21 DÉCEMBRE 2025
Lecture : Psaume 139
Ce psaume est un bel
exemple de l’importance d’intégrer dans nos vies ce que nous connaissons de
Dieu.
Le psalmiste débute
par l’affirmation de l’omniscience de Dieu, c'est-à-dire le fait que Dieu sait
tout exhaustivement [v. 1-6]. David était conscient qu’il ne pouvait rien, mais
absolument rien cacher à l’Éternel.
Peut-être vous est-il
arrivé d’avoir une personne à rencontrer avec la pensée que vous ne savez pas
ce que vous allez dire lorsque vous serez face à celle-ci. Et bien, Dieu, lui,
sait ce que vous allez dire [v. 4].
Le Seigneur connaît
nos moindres pensées, nos motivations parfois égoïstes et hypocrites. Il
connaît tout au point où il n’y a rien qui pourrait être ajouté à sa
connaissance. Ça dépasse notre entendement [v. 6].
Après l’omniscience de
Dieu, c’est son omniprésence qui est mentionnée [v. 7-12], c'est-à-dire le fait
que Dieu est partout en même temps. Certains théologiens affirment que le
Seigneur est même présent en enfer [Apocalypse 14.10], mais évidemment pas pour
y subir la souffrance des damnés.
Lorsque la Bible
affirme que Dieu est partout, ça ne signifie pas que cette présence a le même
statut partout. Par exemple, le Seigneur habite dans son Église [2 Corinthiens
6.16]. Dans ce cas, il s’agit d’une présence alliancielle, d’une présente
attentionnée pour ses enfants.
Comme un homme qui est
présent dans un centre commercial avec sa famille. Sa présence ne représente
pas la même chose pour sa famille que pour les inconnus présents.
David conclut de cet
attribut de Dieu qu’il ne peut se cacher de Dieu. Ça serait ridicule de
chercher à le faire. Lorsqu’Adam a pensé pouvoir se cacher de Dieu, c’était
sans intelligence [Genèse 3.10].
Donc, en raison de son
omniscience, je ne peux rien cacher à Dieu. Et en raison de son omniprésence,
je ne peux me cacher de Dieu.
Nous devrions louer le
Seigneur pour cela [v. 13-18]. Imaginez un seul instant que Dieu ne soit pas
omniscient. Comment pourrait-il me sanctifier s’il ne connaît pas tous mes
péchés ? Comment pourrait-il me rassurer et me protéger s’il ne connaît pas
tous les mauvais projets de ses ennemis ?
Comment pourrais-je
croire en son pardon complet s’il y a de mes péchés que Dieu ignore ?
Et si le Seigneur
n’était pas omniprésent, comment pourrais-je être rassuré si mes
égarements pouvaient m’éloigner de lui là où il ne se trouve pas ?
Comment pourrais-je
croire en la souveraineté absolue et totale de Dieu s’il y a des endroits où il
n’y est pas ?
Combien nous devons
être reconnaissants au Seigneur parce qu’il exerce ce qu’il est. Il est partout
et il sait tout. Alors il sonde, il scrute. Et rien ne lui échappe.
Ces attributs sont
redoutables pour les opposants à Dieu [v. 19-22]. Ils ne peuvent se cacher de
Dieu et ils ne peuvent rien cacher à Dieu. Le jugement de Dieu sera des plus
justes. La lecture que Dieu fera de leurs vies sera parfaitement conforme à la
réalité.
David termine par une
prière empreinte d’humilité [v. 23-24]. C’est l’aveu de sa part qu’il n’a pas
l’acuité de se connaître aussi bien que Dieu le peut. Il demande au Seigneur de
le sonder. Faisons avec lui cette même prière.
« Sonde-moi, ô
Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes
préoccupations ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi
sur la voie de l’éternité ! » Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
